La majorité des téléphones sans fil plus dangereux encore que les GSM?

Pourquoi et comment protéger les jeunes des ondes GSM?
Pourquoi et comment protéger les jeunes des ondes GSM? - © RTBF

Un projet d'arrêté royal, qui doit être discuté ce vendredi en Conseil des ministres, propose de protéger les utilisateurs de GSM contre les ondes électromagnétiques avec des mesures spécifiques pour les jeunes. "Un bon signal" selon Jacques Vanderstraeten, médecin expert au Conseil Supérieur de la Santé, invité de notre chat ce mardi midi. Mais le gouvernement pourrait en faire plus, dit-il, notamment en essayant d'obtenir que les téléphones sans fil au standard DECT émettent encore moins.

"Cela va au moins attirer l'attention, du moins on peut l'espérer", réagit Jacques Vanderstraeten lorsqu'il est interrogé sur la pertinence de ces mesures annoncées. Quant à savoir si des mesures supplémentaires devraient être prise, il répond : "Il faut peut-être essayer d'obtenir, par exemple, que les téléphones sans fil (DECT) émettent encore moins. Car au total, c'est sans doute eux qui exposent le plus la population". Ce qui interpelle quand on sait que la majorité des téléphones sans fil disponibles dans les commerces sont au standard DECT et donc émettent des ondes à haute fréquence toute la journée et également la nuit que vous téléphoniez ou non. 

"Le téléphone sans fil donne une exposition équivalente à celle que l'on reçoit d'un GSM (contre l'oreille) en bonnes conditions de communication", précise-t-il. "Donc en principe, pas de risque à ce niveau. Pour autant, on devrait peut-être déconseiller son usage intensif aux plus jeunes"

Concernant le GSM, ce médecin tempère : "On n'en est pas au scénario d'une bombe à retardement en termes de santé publique". "On n'en est pas à craindre des effets pour tout type d'usage du GSM. De simples mesures suffisent en principe pour préserver de tout risque : durée d'utilisation pas trop longue, usage du Bluetooth, bonnes conditions de transmission ('bon signal')", explique-t-il.

L'oreillette est efficace si on éloigne le GSM

Pour ceux qui utilisent l'oreillette, "encore faut-il écarter le GSM de soi", écrit Jacques Vanderstraeten, "ne fut-ce que 20 cm. En effet, s'il y a des risques au niveau du cerveau, il y en a sûrement au niveau de la moelle osseuse (à la ceinture, on n'en est pas loin"

"Entre la ceinture et la moelle  il y a au moins 20 cm, entre l'oreille et le cerveau, beaucoup moins. Sachant que si on double la distance, on divise par quatre les ondes reçues, éloigner le GSM du cerveau et de la moelle en le mettant en poche ou à la ceinture, même si ce n'est pas l'idéal, cela divise certainement le risque par dix !",précise un internaute. 

"Bien vu, les calculs. Je ne voulais pas aller aussi loin, c'est pour le principe de dire : il faut malgré tout un peu éloigner le GSM. Port à la ceinture : les risques sont en effet plus vers l'avant (organes...) et vers l'arrière (moelle iliaque)", précise pour sa part Jacques Vanderstraeten. 

Il précise, par ailleurs, qu'il n'y a pas de risque non plus à garder son GSM en poche : "En veille, il n'émet qu'un très bref instant toutes les x minutes".  

Interdire le GSM à l'école ?

Faut-il pour autant interdire le GSM à l'école ? "Interdire les GSM à l'école serait une chouette idée, cela favoriserait la communication 'réelle' plutôt que virtuelle et aussi le respect des profs en classe (je crois que c'est interdit dans beaucoup de classes)", estime notre invité. 

"Interdire les GSM pour les enfant permettra aussi bien de les protéger des ondes que des marchands de tous bords à leur vendre des portables pour en faire des consommateurs dès la naissance. Laissons les enfants être un peu couper du 'monde' pour le voir tel qu'il est vraiment, rien que pour çà cette loi pourrait être très bénéfique", ajoute un autre internaute.  

Jacques Vanderstraeten conseille, pour sa part, aux jeunes de favoriser l'usage des SMS, de ne pas utiliser le GSM lorsque le signal est mauvais et dans tous les cas, limiter son usage.  

Qu'est-ce que l'étude de l'OMS a apporté de plus ?

"Finalement, des incertitudes et des questions", répond Jacques Vanderstraeten, "en bref, on pensait qu'il n'y avait pas de risque, et là, des chiffres sortent mais il n'apportent aucune certitude. Et pour la petite histoire, beaucoup pensent que dans quelques années on dira que c'était un pétard mouillé. A suivre cependant : les courbes d'incidence annuelle des cancers du cerveau. Malgré que la plupart utilisent un GSM, jusqu'à présent, ça ne bouge pas, mais il manque encore quelques années pour y voir plus clair".  

En conclusion, il faut changer nos habitudes, utiliser le GSM pour les urgences et privilégié le téléphone fixe pour le reste (sauf les DECT). 

C. Biourge

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