Pour que vos enfants dorment bien et réfléchissent mieux, donnez leur (aussi) du poisson

Une nouvelle étude américaine, publiée sur le site de la revue scientifique Nature, suggère que manger du poisson pourrait faire du bien à nos enfants. Pasquale Nardone, professeur à l'Université Libre de Bruxelles, était l'invité de La Première ce mardi dans la séquence "Les curieux du matin" pour en parler.

Pour lui, les conclusions de l'étude sont simples. Chez les enfants qui mangent du poisson, on constate "une amélioration de la qualité du sommeil et une amélioration des tests de coefficient intellectuel". 

Mais, prévient Pasquale Nardone, "on peut bien entendu mettre des guillemets autour de ces tests" réalisés par l'université de Pennsylvanie. Les chercheurs "ont étudié 541 enfants chinois et les ont répartis en différents groupes : ceux qui mangent du poisson régulièrement et ceux qui en mangent très peu, voire pas du tout". Ces enfants ont été soumis à des tests, tandis que leurs parents ont répondu à des questions. Enfin, les scientifiques ont fait une étude statistique sur le comportement des enfants.

Poissons, colza, soja...

Alors, qu'est-ce qui est si bon dans le poisson ? Celui-ci contient des Omégas-3 et Omégas-6. "Ce sont ce qu’on appelle des acides gras polyinsaturés que le corps ne fabrique pas. On est obligé de les manger et de les trouver ailleurs. On les trouve essentiellement dans les poissons, mais aussi dans les colzas, dans le soja, dans le lard, énumère le professeur de l'ULB. On a découvert depuis les années 70-80 que cette molécule est fondamentale. Les Omégas-3 sont importants pour le fonctionnement cérébral, pour le fonctionnement de la rétine et de la peau."

Il n'y a pas que les enfants qui peuvent bénéficier des éléments contenus dans le poisson. "On a démontré dans des études, surtout pour les femmes enceintes, que l’absorption régulière d’une quantité de 1 à 2 grammes par jour amène une amélioration des capacités langagières et des capacités motrices chez les enfants de 6-7-8 mois."

Les bienfaits se poursuivent lors de la croissance. "On a une meilleure coordination entre la main et l’œil pour des enfants d’à peu près 2 à 3 ans. Même chose pour le fameux test de QI qui reste évidemment toujours plus complexe que des analyses de coordination ou d'habileté langagière. (Enfin), ces acides gras polyinsaturés (peuvent) être utilisés comme source d'énergie par notre corps."

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