Pour maintenir des travailleurs "usés" au travail, une partie du salaire payée par l'AWIPH

Le nombre d'invalides indemnisés par l'INAMI ne fait qu'augmenter. Parmi ces nouveaux indemnisés, beaucoup de personnes en fin de carrière, usées par le travail. Elles souffrent de maladies musculo-squelettiques (maux de dos, tendinites, problèmes d'articulation, typiques du travail à la chaîne), de maladies psychosociales, développées au travail...

Mais avant d'être déclarées invalides, certains continuent, tant bien que mal à travailler... Leur salaire est en partie pris en charge par des institutions d'aide aux personnes handicapées, comme l'AWIPH.

A l’usine Audi, Claude fabrique des voitures depuis plus de 30 ans. Son salaire est en partie pris en charge par l'AWIPH, l'Agence wallonne d'intégration des personnes handicapées.

Claude a été blessé plusieurs fois dans l’exercice de sa fonction. Depuis lors, il été maintenu au travail grâce à l'appui financier de l'Awiph.

Claude a de la chance : Audi l'a affecté à d'autres tâches, plus adaptées. Mais pour Lillo Puiarello, de la CSC, ils sont trop peu nombreux à bénéficier de ce type d'adaptation. Et quand on change les travailleurs de poste, l'intensité du travail, elle, ne diminue pas...

Jean explique : "La charge augmente. La réponse de mon superviseur a été que l’Awiph ne paie que ma paire de bottines".

Revendication des syndicats : l'argent de l'Awiph devrait servir à adapter les postes aux handicaps dont souffre le travailleur

Une mesure qui permettrait, qui sait, de maintenir les gens plus longtemps et surtout plus dignement au travail...

Odile Leherte

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