Pour lutter contre l'obsolescence programmée, un repair café au Parlement fédéral

Arnaud Dubuc constate que les objets son devenus de plus en plus difficiles à réparer, pour pousser à les remplacer plus rapidement.
Arnaud Dubuc constate que les objets son devenus de plus en plus difficiles à réparer, pour pousser à les remplacer plus rapidement. - © NICOLAS DELAUNAY - AFP

Au Parlement fédéral, on a pu apercevoir des députés avec des appareils électro-ménagers sous le bras ce jeudi. Ils étaient invités à faire réparer un appareil électronique ou informatique dans un "repair café" éphémère. Il s'agit donc d'un lieu où des citoyens réparent des objets bénévolement. 

L'initiative est destinée à sensibiliser les députés au problème de l'obsolescence programmée. Des textes de loi pour limiter le phénomène sont par ailleurs à l'examen en ce moment.

Arnaud Dubuc, responsable communication d'action recherche culturelle, l'association à l'origine de ce repair café constate que les objets son devenus de plus en plus difficiles à réparer, pour pousser à les remplacer plus rapidement.

"Les gens arrivent avec des objets de plus en plus récents et de moins en moins réparables", remarque-t-il. "La construction, la conception, le design, l’architecture utilisée à l’intérieur, les pièces, les visseries : on arrête pas de changer les kits de tournevis parce que parfois vous avez une visserie en étoile, des fois on rajoute une petite patte pour le rendre indémontable."

Selon Arnaud Dubuc, la miniaturisation a du bon, mais c'est à double tranchant : "c'est une très bonne chose au niveau technologique, lorsqu’elle est appliquée à nos objets du quotidien, ça rend les choses complètement irréparables".

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