Pour les septièmes secondaires et les rhétos une rentrée dans une nouvelle réalité

Les septièmes secondaires, les rhétos, faisaient tout comme les 6e primaires leur retour à l’école ce lundi matin. Une drôle de fin d’année aussi pour ces jeunes qui terminent un cycle. Nous avons suivi Manon Lallemand, élève en 6ème à l’Athénée royal Paul Delvaux à Ottignies. Une jeune fille impatiente et aussi un peu stressée.

Dernier petit déjeuner de confinement ce matin pour Manon et sa famille. Cette journée ressemble à un premier septembre, mais avec un gout très particulier. " A mon avis, on n’aura pas beaucoup cours… en tout cas pas au début… " dit-elle à ses parents. " Tout s’était arrêté d’un coup, mais donc… surtout qu’on est en dernière année. On n’a pas pu dire au revoir à nos profs, nos amis et même à l’école… On va revoir des gens qu’on n’a pas vus depuis longtemps. Et puis, on va pouvoir reprendre une certaine routine aussi ".

On voit que c’est tendu

Il est l’heure de partir, mais avant cela, on vérifie une dernière fois le sac et surtout on n’oublie pas les nouveaux accessoires, notamment le masque et les filtres qui vont avec. Du côté des parents, il y a du soulagement, mais aussi du stress. Nathalie Villers, la maman de Manon : " Pour les mesures de sécurité, pour tous les contrôles qu’il va y avoir… Le fléchage dans l’école, le fait qu’ils doivent respecter la distanciation sociale, etc. Ce n’est pas une ambiance de travail habituelle et donc c’est clairement stressant ".

Enfin, c’est l’arrivée à l’école, après huit semaines de confinement. Mais l’école comme avant c’est terminé pour l’instant. Le masque, la désinfection des mains font dorénavant partie des gestes à ne pas oublier. Un retour plutôt froid. Manon : " On n’ose pas s’approcher, se toucher. On voit que c’est tendu… On n’a jamais été aussi bien accueillie… (rire) ".

A l’intérieur de l’école, les changements sont visibles. Barrières, marquage au sol, zones interdites et une surveillance dans les couloirs. En résumé : une liberté limitée.

90% des rhétoriciens présents

Carole Sterckx est la Préfète de l’Athénée royal Paul Delvaux à Ottignies : " On a dû faire de très nombreux aménagements. Notamment organiser différentes entrées et différentes routes pour que les élèves ne se croisent pas. C’est un peu comme dans les hôpitaux… ça me fait plaisir de revoir les élèves à l’école, mais c’est très particulier ".

Après deux mois d’arrêt, il faut vite se remettre au travail dans une nouvelle réalité. Deux heures de mathématiques pour commencer avec 9 élèves par classe. Manon : " C’est vrai que c’est bizarre avec ces carrés qu’on ne peut pas dépasser. C’est bizarre, mais on s’y fera… ". Valérian De Menten est dans la même classe que Manon : " C’est plus simple d’être ici et de pouvoir poser tout de suite la question. On trouvera plus rapidement nos mots. Donc, en soi, j’ai l’impression que ce sera quand même mieux ". Pour le professeur, Cédric Fanna : " C’est un petit peu triste de voir qu’ils sont si peu nombreux, mais bon… C’est une situation particulière, mais on reviendra à une situation normale un jour ou l’autre… ". A la pause, tout est désinfecté pendant que les élèves goutent à leur nouvelle vie sociale à la récré.

Dans cette école, 90% des rhétoriciens étaient présents ce matin.


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Journal télévisé du 18/05/2020

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