Pour la CSC, la FN Herstal n'est pas responsable des bombardements au Yemen

Pour la CSC, la FN Herstal n'est pas responsable des bombardements au Yemen
Pour la CSC, la FN Herstal n'est pas responsable des bombardements au Yemen - © Tous droits réservés

Suite à la décision du Conseil d’État d’annuler les licences d’exportations d’armes wallonnes vers l’Arabie saoudite, l’inquiétude se fait sentir du côté des syndicats et du gouvernement wallon, notamment pour les risques que cela représente pour l’emploi.

Béatrice Louviaux, la représentante syndicale CSC METEA, estime "qu’on est vraiment dans un système où le chien se mord la queue". "Je déplore qu’il n’y ait pas plus de transparence sur ce genre de dossiers, notamment par rapport à la population qui retient une chose : on fabrique des armes à Liège, Liège exporte à l’Arabie, et l’Arabie tue des enfants au Yemen. Et c’est un raccourci qui est une menace réelle pour la vie des gens et de toute une population de la région " explique-t-elle.

Côté politique, le ministre-président du gouvernement wallon Willy Borsus craint de voir la région s’affaiblir, sans pour autant améliorer la situation humanitaire au Yémen. " S’il y a un embargo à décider un jour, cet embargo doit être international. Cela n’aurait aucun sens, et surtout cela ne ferait pas évoluer la situation sur place si nous fermons ici nos entreprises, si nous licencions nos travailleurs, alors que nos voisins, même en Europe, prennent notre place ".

Armes légères sur des chars et enfants soldats

La représentante CSC MéTéA assure que les armes wallonnes n’ont aucune influence sur le conflit au Yémen. Qu’on aille voir le nombre d’armes de la FN que l’on retrouve au Yemen. La FN, ce sont des armes légères. Des bombardements, etc., au Yemen, la FN n’est pas dedans".

Faux, rétorque Olivia Venet, la présidente de la Ligue des droits de l’homme, qui souligne que les armes légères peuvent être montées sur des chars, et peuvent également finir entre les mains d’enfants soldats. Sur la question de l’emploi, elle demande que les vies humaines soient privilégiées. " Je comprends qu’on puisse s’inquiéter pour l’emploi, mais pas en mettant ça en équilibre avec la vie d’autres gens, même loin de chez nous. […] Il faut voir les choses plus globalement : les droits fondamentaux ne s’arrêtent pas à la frontière de nos pays ".

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