Pour la Chine, le panda géant n’est plus une espèce menacée

Le panda géant n’est plus une espèce menacée, elle est désormais “une espèce vulnérable”. La Chine a modifié le classement de son trésor national. Ils sont désormais 1800 à vivre en liberté, contre environ 1600 dans les années 2000.

Ce changement “reflète l’amélioration de leurs conditions de vie et les efforts de la Chine pour maintenir l’intégration de leur habitat”, a déclaré Cui Shuhong, chef du département de la protection de la nature et de l’écologie du ministère de l’Écologie et de l’Environnement, cité par la BBC. L’une des principales menaces qui pèsent sur le panda, en plus du braconnage, c’est en effet la disparition et le morcellement des forêts montagneuses qui constituent son habitat.

Ce changement reflète l’amélioration de leurs conditions de vie et les efforts de la Chine pour maintenir l’intégration de leur habitat.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait déjà retiré le panda géant de la liste des espèces menacées en 2016. La Chine n’avait alors pas suivi. C’est désormais chose faite.

"La Chine a établi un système de réserves naturelles relativement complet", a poursuivi Cui Shuhong. "De vastes zones d’écosystèmes naturels ont été systématiquement et complètement protégées, et les habitats de la faune sauvage ont été efficacement améliorés."

WWF invite à poursuivre les efforts

L’avenir du panda géant est plus sûr” se réjouit le WWF (Fonds Mondial pour la Nature), dont le panda est le symbole, et qui travaille depuis plus de 40 ans à la défense de cet animal.

L’ONG appelle pourtant à poursuivre les efforts. Elle rappelle qu’une espèce vulnérable présente toujours un risque élevé d’extinction. “Nous devons rester vigilants, précise-t-elle dans un communiqué, quant aux impacts actuels et futurs du changement climatique sur les pandas géants et leur habitat forestier montagneux.” Le réchauffement climatique devrait en effet avoir un impact important sur leur principale source de nourriture, le bambou.

2 images
Pandas géants, Sichuan, Chine © Getty Images

Pairi Daiza participe aussi à la conservation de l’espèce

Chez nous, Pairi Daiza participe aussi, à son niveau, à la conservation de l’espèce. En 2014, la Chine a confié deux pandas au parc animalier, pour un prêt de 15 ans. Depuis, la femelle Hao Hao et le mâle Xing Hui ont donné vie à trois bébés : Tian Bao (2016), et les jumeaux Bao Di (2019) et Bao Mei (2019).


►►►A lire aussi : Deux bébés pandas sont nés au parc animalier de Pairi Daiza


 

Il y a deux raisons pour lesquelles les pandas géants sont en danger, rappelle Claire Gilissen, porte-parole du parc. La dégradation de leur habitat, et les difficultés liées à leur reproduction. La femelle n’est fécondable que deux à trois jours par an, au maximum.”

Tian Bao retournera en Chine à la fin de la saison

C’est à ce second niveau qu’agissent les parcs animaliers comme Pairi Daiza. Ils mettent tous leurs efforts dans la balance pour faire naître de petits pandas, destinés à retourner en Chine à leurs quatre ans. Tian Bao devait partir l’année dernière mais la pandémie en a décidé autrement. Il a donc déjà 5 ans, et devrait partir à la fin de la saison. “A priori, il devrait aller dans une réserve naturelle, mais nous restons prudents, c’est la Chine qui décide”, ajoute Claire Gilissen.

Pairi Daiza finance par ailleurs, à travers sa fondation, les recherches de Jella Wauters, à la faculté Vétérinaire de l’Université de Gand. La chercheuse tente de développer un test qui permettrait de prédire la période de chaleur de la femelle panda, et de faciliter ainsi sa reproduction.

Sur le même thème

JT 10/02/2020

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK