Pour l'ex-présidente irlandaise, le Vatican est "l'un des derniers grands bastions de la misogynie"

Pour l'ex-présidente irlandaise, le Vatican est "l'un des derniers grands bastions de la misogynie"
Pour l'ex-présidente irlandaise, le Vatican est "l'un des derniers grands bastions de la misogynie" - © Tous droits réservés

L'ancienne présidente irlandaise Mary McAleese a dénoncé jeudi la "misogynie" du Vatican lors d'un événement sur le rôle des femmes dans l'église catholique, qui se tenait dans le cadre de la journée internationale des femmes.

"L'église catholique est l'un des derniers grands bastions de la misogynie. C'est un empire de misogynes", a déclaré l'ex-chef de gouvernement à l'entame du rendez-vous à Rome.

La conférence, Voices of Faith, est habituellement organisée au Vatican. Ce n'est pas le cas cette année car le Vatican s'est exprimé contre la présence de McAleese, connue pour ses prises de position en faveur des droits des homosexuels et des femmes prêtres.

"Ce qui me fait peur, c'est que notre hiérarchie a réduit le Christ à un minable politicien qui serait seulement misogyne, homophobe et anti-avortement", a déclaré Mary McAleese.

A la Foreign Press Association de Rome, elle a critiqué les "platitudes paternalistes" au sujet des femmes "que nous avons entendu d'une succession de papes et cardinaux".

Peu après son élection, le pape François avait déclaré ne pas pouvoir imaginer l'église sans les femmes.

Il a chargé une commission d'étudier le rôle des femmes diacres dans l'histoire, dans une démarche d'ouverture potentiellement historique sur la place des femmes dans l'Eglise catholique. Il a cependant exclu que des femmes puissent accéder à la prêtrise.

La semaine dernière, le quotidien officiel du Vatican, l'Osservatore Romane, a publié une enquête révélant que de nombreuses religieuses travaillaient dans des conditions proches de l'esclavage au service de cardinaux, évêques ou de paroisses locales.

 

#Metoo au Vatican: "Des nonnes travaillent comme des esclaves pour les prélats"

De trop nombreuses religieuses, qui effectuent le ménage ou des tâches subalternes pour le compte de cardinaux, d'évêques et de paroisses locales travaillent dans des conditions proches de l'esclavage, rapporte jeudi l'Osservatore Romano. L'information publiée par le quotidien officiel du Vatican s'inscrit dans le cadre du mouvement de lutte contre les violences faites aux femmes qui a pris naissance à Hollywood (#MeToo, ndlr.)

Archive: "God is a woman": triple attaque Femen au Vatican 25/12/17

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