Port du masque : libérés, délivrés ? Pas si vite, Bruxelles-Capitale et la Wallonie restent prudentes

Alors ça y est ? On peut retirer nos masques et les ranger dans un tiroir pour toujours ? Non, pas si vite. Le Comité de concertation de ce vendredi 17 septembre a bien décidé d’assouplir les règles mais pas au point d’oublier totalement le masque. Nos autorités ont plutôt changé de paradigme : plutôt que de dire "le masque est obligatoire partout sauf…", c’est "Pas de port du masque sauf s’il est clairement indiqué". Et les Régions peuvent décider d’aller un pas plus loin. Bruxelles a déjà annoncé qu’elle garderait une application stricte du masque.

C’est la première mesure annoncée par Alexander De Croo. "À partir du 1er octobre, est supprimée l’obligation du port du masque dans toute une série d’endroits, essentiellement dans le secteur Horeca ainsi que dans les commerces", a déclaré le Premier ministre lors de la conférence de presse qui a suivi le comité de concertation.

Dans toute la Belgique, les endroits où le port du masque reste obligatoire sont :

  • les transports en commun et dans les gares,
  • les autres transports collectifs organisés,
  • les aéroports,
  • les hôpitaux,
  • les établissements de soins (hôpitaux, centres de revalidation, maison de repos et de soin, centres de soins de santé mentale et les établissements de soins pour personnes handicapées)
  • pour le personnel de soins à domicile
  • pour le personnel et les clients dans les métiers de contact (médical ou non médical),
  • pour les gros événements intérieurs s’il n’y a pas de Covid safe ticket à partir de 500 personnes

"Donc, dans des endroits où des gens sont ensemble près les uns des autres pendant une longue période, le port du masque reste obligatoire", a déclaré le Premier ministre.

Le fédéral n’impose donc plus le port du masque sur le lieu de travail ni pour les clients et le personnel dans l’ho.re.ca. et dans les commerces si les distances entre les personnes peuvent être respectées.

Toujours obligatoire à Bruxelles 

Cette règle, c’est le socle commun pour toute la Belgique. Ensuite, chaque région peut décider d’être plus stricte (elle ne peut pas l’être moins). Si la Flandre ne risque pas de l’être, la Wallonie et Bruxelles-Capitale peuvent très bien décider d’ajouter des contextes dans lesquels le port du masque resterait obligatoire.

C’est le cas à Bruxelles où "la situation ne permettra pas d’adopter les mêmes assouplissements le 1er octobre. Ainsi, l’obligation du port du masque devra être maintenue dans les secteurs où elle s’applique actuellement pour toute la Belgique sauf pour les secteurs concernés par l’application du Covid Safe Ticket, communique la Région. Le port du masque reste ainsi obligatoire dans les commerces notamment pour garantir un accès à tous à ces secteurs essentiels. Il en ira de même pour les activités de contacts."

La Wallonie "plaide pour la prudence" elle aussi pour reprendre les mots du ministre-président Elio Di Rupo. La Région se décide la semaine prochaine en fonction sa situation épidémiologique.

La Flandre devrait quant à elle se contenter du socle fédéral. Avec son taux de vaccination, Jan Jambon considère qu'"on a franchi un pas important vers la liberté." Il ajoute : "J’en suis ravi. Le gouvernement flamand aura l’occasion d’en discuter au début de la semaine prochaine."

À noter que les experts sont unanimes sur la question : le masque fait partie des freins à la propagation du coronavirus, surtout à Bruxelles et en Wallonie où le taux de vaccination totale n’atteint respectivement "que" 50,64% et 66,81%.

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