Polyarthrite: la recherche avance à petits pas

CAP48 s’est associé à l’ULB, l’UCL et l’ULG pour la recherche sur la polyarthrite. Près de 200 patients sont évalués, leurs données sont récoltées pour améliorer la qualité du suivi des patients. Des pistes s’ouvrent aujourd’hui pour les chercheurs afin d’adapter plus facilement les traitements et contrôler le plus rapidement possible la maladie. Patrick Durez est le responsable de la recherche sur ce projet. Pour lui, "l’objectif, c’est de collecter des données précises en terme de pronostics et d’avoir un maximum de patients en rémission de six mois à un an". Les chercheurs espèrent récolter les données de 1000 patients avant la fin du projet.

"Si on change de médicaments, la maladie peut revenir"

Si la maladie est mal soignée ou prise trop tard, elle peut déboucher sur la déformation des articulations ou parfois même sur un handicap. C’est le cas de Hatim, il a quinze ans et il est handicapé. La polyarthrite a atteint ses hanches, il ne pourra remarcher que grâce à une prothèse. Le plus dur pour lui, ce sont les crises de douleur: "Souvent, ça arrive le soir. Quand je suis fatigué, j’ai mal à certaines articulations".

La recherche progresse à très petits pas parce que la polyarthrite est différente d’un patient à l’autre, il n’existe pas de traitement miracle. Il y a autant de traitements possibles que de patients. Cela fait trois ans que Hatim n’a plus de crise. Il ne souffre plus parce que les médecins ont trouvé un traitement adéquat, mais la maladie est toujours là: "Si on change de médicaments ou d’alimentation, la maladie peut revenir, comme avant, c’est pour ça que le médecin n’essaie plus rien pour l’instant."

Hakim est en rémission, il ne souffre plus, mais il n’est pas guéri. Son père Mokhtar est persuadé que l’on peut arriver à une guérison, si on soutient la recherche: "Jusqu’à maintenant, il n’y a pas de médicament pour guérir de la maladie, le médicament qu’il prend, ça le calme seulement."

Mariam Alard

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