Pollution des véhicules : la Wallonie teste de nouveaux contrôles

C’était il y a 4 ans, et on l’a appelé le "dieselgate". Le constructeur allemand Volkswagen était alors accusé de truquer certains moteurs pour leur donner une apparence moins polluante. Et il reconnaîtra d’ailleurs l’incroyable arnaque.

Depuis, la suspicion de non-respect des obligations environnementales a gagné l’ensemble des constructeurs. L’Europe a donc décidé de renforcer ses contrôles, et chaque Etat membre doit soutenir la lutte contre les fraudeurs potentiels.

Nouvelle technique

Dans 2 ans, un nouveau banc d’essai performant devrait être inauguré à Colfontaine. Mais en attendant, d’autres tests sont déjà réalisés. Notamment cette semaine dans les rues de Namur, en conditions réelles.

"Les véhicules passent entre deux boîtiers et à travers des rayons, ce qui permet de détecter automatiquement tout ce qui est émis par le pot d’échappement, les gaz polluants et les particules fines, explique Benjamin Bergmans, de l’ISSEP (Institut scientifique de service public). Une caméra nous permet en outre de relever la plaque d’immatriculation afin d’identifier la marque et le modèle. En croisant nos relevés d’émissions avec les chiffres théoriques avancés par les constructeurs, nous pourrons identifier d’éventuelles différences entre les obligations environnementales et la réalité constatée sur le terrain".

"D’énormes efforts ont été accomplis ces dernières années par les constructeurs, reconnaît Benjamin Bergmans. Mais même si cette amélioration générale est importante, la plupart des véhicules en circulation ne respectent pas la norme Euro à laquelle ils devraient correspondre".

L’ISSEP espère contrôler largement plus de 10.000 véhicules pendant la phase exploratoire qui est en cours. Certains poseront vraisemblablement problème, et subiront alors d’autres tests, plus poussés. Les voitures et utilitaires pris en défaut seront ensuite signalés à l’Europe.

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