Polémiques autour de la gestion du personnel et la qualité des enquêtes du Crioc

Polémiques autour de la gestion du personnel et la qualité des enquêtes du Crioc
Polémiques autour de la gestion du personnel et la qualité des enquêtes du Crioc - © Tous droits réservés

La quasi-totalité des 35 travailleurs du Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs (CRIOC) ont quitté de gré ou de force cette fondation d'utilité publique au cours des trois dernières années en raison d'une gestion des ressources humaines calamiteuse et d'une dégradation de la qualité des enquêtes, rapporte le magazine Le Vif/L'Express. Le directeur du Crioc répond aux critiques.

La régularité avec laquelle le Crioc publie des enquêtes étonne certaines rédactions.

"En fait, ces enquêtes manquent de la plus élémentaire rigueur scientifique", explique sous couvert d'anonymat une ancienne chercheuse attachée au Centre interrogée par l'hebdomadaire. Divers experts ont ainsi confirmé que les données brutes des sondages n'étaient jamais communiquées aux chercheurs et qu'elles étaient d'abord traitées par le directeur général du Crioc, Marc Vandercamen.

Certains chercheurs affirment même que ce dernier n'hésite pas à adapter les résultats des enquêtes quand ils ne sont pas assez spectaculaires à ses yeux. Au risque de contredire des études précédentes.

A un point tel, que certains pouvoir publics qui font régulièrement appel aux services du Crioc commencent à s'interroger sur la qualité de ses prestations et envisagent pour certains de revoir la dotation du Centre à la baisse comme l'Institut bruxellois de gestion de l'environnement (IBGE), selon l'hebdomadaire.

La gestion du personnel constitue l'autre explication aux nombreux départs. Celle-ci reposerait sur la peur qu'inspire l'actuel directeur général de l'institution. Ce que l'intéressé nie farouchement alors que le fonctionnement du Crioc a fait l'objet à plusieurs reprises ces dernières années de questions parlementaires.

Pas de plainte contre le directeur

"Aucune plainte n'a été déposée contre moi concernant des faits de harcèlement", a réagi qui a pris connaissance de la dépêche Belga mais pas du contenu de l'article. Il se dit étonné des critiques.

Concernant le manque de rigueur scientifique de certaines enquêtes, le directeur général explique qu'elles sont réalisées "sérieusement" et que si elles ne l'étaient pas, "elles ne seraient pas utilisées par les pouvoirs publics et les médias". Il précise qu'il n'intervient qu'en tant que responsable éditorial. "Quel serait l'intérêt du Crioc de pilonner des enquêtes", se demande celui qui est professeur d'études de marché depuis de nombreuses années. "Je vous invite à venir vérifier sur place", ajoute-t-il.

Sur le plan de la gestion du personnel, Marc Vandercammen souligne qu'il n'est pas responsable des ressources humaines. "Aucune plainte n'a été déposée contre moi concernant des faits de harcèlement", précise-t-il.

Une chercheuse récemment licenciée réglerait ses comptes dans la presse, selon Marc Vandercammen. "C'est humain mais encore faut-il pouvoir prouver ce que l'on avance", conclut-il.

Belga

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