Polémique autour de travaux forestiers à Vresse-sur-Semois

Polémique autour de travaux forestiers à Vresse-Sur-Semois
Polémique autour de travaux forestiers à Vresse-Sur-Semois - © RTBF - Patrick Michalle

La commune de Vresse sur Semois vient de procéder à l'abattage de dizaines d'arbres et de buissons sur les berges de la Semois. Des travaux mécanisés destinés à sécuriser piétons et kayakistes. Ca, c'est le discours des autorités. Mais l'association Natagora estime qu'on est allé trop loin. Des militants parlent de véritable saccage.

Natagora évoque un manque de respect du milieu et de la biodiversité. Pour l’association de défense de la nature, c’est une catastrophe pour les marcheurs qui viennent parfois de loin. Certains ont même dit qu’ils ne viendront plus parce que le coin n’est plus agréable pour la promenade comme l’explique cette touriste :

"Les touristes qui ont l’habitude de venir ici vont être choqués, comme je l’ai été. Et ils ne trouveront plus aucun intérêt pour venir se promener ici. Il n’y a plus de charme".

Pour Monique Maisière de Natagora, Il n’y a plus rien le long de la rive de la Semois, alors que cette partie était très ombragée et était très agréable :

"Je me demande quel est l’intérêt d’avoir une vue sur les campings alors qu’avant vous aviez une vue sur des arbres".

Les membres de Natagora font aussi observer que l'échevin de la commune de Vresse qui a supervisé l'opération est également négociant en bois. Une situation qui entraîne des soupçons quant aux véritables motivations de cette action de nettoyage. 

Le principal intéressé l'échevin Marc Pirson se défend de tout conflit d'intérêt :

"Depuis que je suis mandataire communal je n’ai plus accès aux ventes de bois de la commune, ni en travaux, ni en achat. Mon exploitation se cible essentiellement sur la France maintenant. Par contre j’ai 30 ans de connaissance dans la gestion forestière. Nous, nous avons un devoir de sécurité. Il y a des kayaks qui passent, il y a des promeneurs. C’est travaux sont destinés à sécuriser piétons et kayakistes".

A noter que la commune a agi dans cette affaire avec l'accord de la division Nature et Fôret de la Région wallonne. Ce sont ces agents qui ont indiqué quels étaient les arbres qui pouvaient faire l'objet d'un abattage.

Patrick Michalle

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