Plusieurs heures pour se rendre à l'école: quelles solutions?

En Belgique, certains enfants doivent encore faire des trajets de plusieurs heures pour se rendre à l'école. Ces enfants fréquentent des écoles d'enseignement spécialisé.  Comment améliorer cette accessibilité?

La Ligue des familles, Unia et e délégué général aux droits de l’enfant se mobilisent. Un colloque est organisé autour de cette question cet après-midi afin d’interpeller entre autres le monde politique. Ces enfants en situation de handicap sont souvent confrontés à des temps de trajets très longs. Comment expliquer ces situations ?

Les enfants doivent sortir de Bruxelles

"L’élément principal est qu'il y a peu d’écoles d’enseignement spécialisé qui se trouvent, par exemple, dans la région bruxelloise", explique Bernard De Vos, délégué général aux droits de l'enfant. "Les enfants doivent donc sortir de Bruxelles pour avoir accès à un enseignement spécialisé qui est adapté à leur handicap. Et il y a aussi la taille des bus, des bus qui sont très grands avec des tournées très longues. Il y a évidemment un souci économique dans l’affaire. Et plus le bus doit prendre d’enfants en cours de route, plus sa tournée sera longue."

Quelles pourraient être les solutions? "La première c’est de rapprocher les écoles d’enseignement spécialisé des grands centres urbains. L’autre créativité qu’on peut avoir est rendre l’enseignement véritablement inclusif et faire en sorte que les écoles ordinaires acceptent dans les rangs de leurs écoles des enfants qui sont en situation de handicap", affirme Bernard De Vos. 

La question de l'inclusion 

Par ailleurs, ajoute-t-il, "il y a beaucoup d’enfants qui ne sont pas handicapés mails ils ont certaines difficultés. Il faut donc aller vers la question de l’inclusion. Ce n’est plus une question d’intégration, c’est faire en sorte que les écoles ordinaires soient capables d’adapter les programmes scolaires à chaque personne, à chaque enfant, en fonction de ses besoins et en fonction de ses possibilités."

En Communauté germanophone, 1 enfant handicapé sur 2 va dans l’enseignement classique. En Région flamande, c’est 1 sur 4, alors que du côté francophone, ce ne serait qu’1 sur 10.

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