Plus jeunes, des symptômes moins graves : le profil des patients covid-19 a évolué depuis la première vague

Grâce aux capacités de testing et de traçage de contacts, les chiffres de cette vague automnale de coronavirus ont une tout autre signification que ceux de la première vague. Au printemps, alors que seuls les cas nécessitant une hospitalisation étaient testés, actuellement, le testing est plus large et donne donc une meilleure idée du taux réel de contamination (même si l’on est loin d’un testing de masse). Le traçage de contact permet également de repérer plus facilement les personnes asymptomatiques ou avec des symptômes très légers.

La situation et le profil des patients covid-19 sont donc différents. Dans sa conférence de presse du 9 octobre, Sciensano, Yves Van Laethem a livré une première analyse de ces données, en comparant la période de la première vague (du 1er mars au 22 juin), et la période après cette première vague (du 23 juin au 4 octobre).

Un taux de décès en hôpital qui a drastiquement diminué

L’enseignement principal est qu’il y a proportionnellement beaucoup moins de personnes hospitalisées qui meurent du coronavirus maintenant, que lors de la première vague. Le taux était de 21% au printemps, il est de 9% aujourd’hui. Les raisons principales sont que les patients sont plus jeunes, présentent des symptômes moins graves (les hôpitaux ont désormais des critères d’admission moins sévères, car ils ne sont pas surchargés), et surtout le personnel hospitalier a accumulé de l’expérience de cette première vague, et a de meilleures connaissances pour gérer les cas sévères.

Cette diminution du taux de décès se constate surtout chez les plus de 80 ans : 37% de ces patients hospitalisés décédaient à la première vague, ce taux est maintenant à 22%.

Par contre, au niveau des soins intensifs, le taux de décès n’a pas évolué : il reste à 36-37%. Mais la proportion de personnes en soins intensifs a aussi diminué : on est passé de 14% à 11%. Moins de patients sont ventilés, à peine 3% sont sous respiration artificielle, contre 3% lors de la première vague.

La moyenne d’âge glisse vers le bas

Sans surprise, l’âge des personnes admises à l’hôpital a fortement diminué, les catégories entre 0 et 59 ans ont toutes proportionnellement augmenté, alors que celles des 60 ans et plus, ont diminué. Actuellement, les 50-59 ans sont les plus représentés (un peu moins de 20%), suivis par les 60-89 ans.

Les patients présentant des sous-pathologies sont également moins nombreux : ils représentent 63% des hospitalisés, contre 75% en début d’épidémie. On constate moins de problèmes cardiovasculaires ou de tensions, mais plus de personnes avec des problèmes de diabète ou d’obésité.

 

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