"Plus de mains pour plus d'humain!": les "blouses blanches" en grève ce mardi

De nombreux travailleurs des hôpitaux et des maisons de repos et de soins du secteur public, affiliés à la CSC, seront en grève ce mardi 12 novembre. Cette nouvelle action de protestation des blouses blanches s'inscrit dans un plan destiné à maintenir la pression sur le gouvernement fédéral en affaires courantes en raison du manque de moyens constaté par les acteurs de terrain

Cette nouvelle action a été pensée pour ne pas sanctionner le patient également victime de la situation, les syndicats souhaitant d'ailleurs comment le fonds de 67 millions d'euros, récemment voté par la Chambre, sera utilisé. Les grévistes ont donc choisi de se rassembler dans six institutions de la Province de Liège afin d'y distribuer des tracts aux patients et aux visiteurs afin de les sensibiliser aux problèmes qu'ils vivent sur le terrain et qui impactent la qualité des soins.

Les établissements hospitaliers du CHR de la Citadelle à Liège, du Bois de l'Abbaye à Seraing, du CHR de Verviers et de la clinique Reine Astrid à Malmedy mais également les résidences "Les Orchidées" (ISoSl) à Grivegnée et "Les Prés Brion" (CHR Huy) à Ben-Ahin, seront directement concernées.

Revalorisation salariale

"Plus de mains pour plus d'humain!", souligne Lina Cloostermans, secrétaire permanente CSC Services publics qui, au travers de cette formule choc, insiste sur le manque de moyens humains, première des dix priorités du personnel consulté lors d'une enquête.

"Une adaptation des normes d'encadrement, qui datent du siècle dernier et qui ne sont plus du tout adaptées à la charge de travail en hausse constante, est nécessaire." Les travailleurs du secteur estiment également que le développement technologique demande des compétences accrues avec des exigences de diplôme qui ne sont pas prises en compte dans les rémunérations.

"Le personnel réclame une revalorisation salariale en rapport avec ses responsabilités. Il demande aussi du respect et de la reconnaissance des compétences par la hiérarchie, une prise en charge du temps et des frais de formation ou encore une reconnaissance comme métier pénible et un abaissement de l'âge de la pension", ajoute la secrétaire permanente CSC.
 

Journal télévisé 24/10/2019

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK