Plus de la moitié des Belges très inquiets quant à leur pension

Cette crainte découle principalement de l'incertitude financière.
Cette crainte découle principalement de l'incertitude financière. - © PHILIPPE DESMAZES - AFP

Plus de la moitié des Belges (58%) craignent de ne plus pouvoir mener une vie confortable après leur départ à la retraite, indiquent vendredi les nouveaux résultats du baromètre semestriel de sérénité financière de l'assureur vie NN.

Cette crainte découle principalement de l'incertitude financière. Au total, 60% des Belges ne croient pas que le gouvernement pourra continuer à payer leur pension et 54% déclarent n'avoir aucune idée de la somme qu'ils doivent épargner en prévision de leur retraite. En moyenne, à peine 16% des Belges pensent qu'ils auront une vie confortable après leur départ à la retraite. Ce sont surtout les jeunes générations, jusqu'à 49 ans, et les femmes qui ne voient pas leur retraite d'un bon œil.

Plus on vieillit, plus on se sent confiant par rapport à sa situation financière à la retraite, même si on constate que la moitié des 50 à 64 ans s'attendent encore au pire. Bien que la majorité des Belges soient conscients que leur situation financière, après leur départ à la retraite, ne sera pas des plus confortables, 38% des Belges indiquent qu'il n'est pas de leur responsabilité d'épargner en vue d'un pension suffisante. En revanche, 28% s'attendent à devoir gagner un peu plus d'argent pour pouvoir subvenir à leurs besoins.

Plus confiants qu'en mars dernier

Enfin, 42% jugent insuffisants les efforts qu'ils déploient pour épargner en vue de leur pension. Les initiateurs de l'enquête révèlent par ailleurs qu'en septembre 2020, les Belges étaient un peu plus confiants à l'égard de leur retraite, en comparaison avec le mois de mars 2020, lorsque la crise du coronavirus venait d'éclater.

"Peu de temps après le début de la crise, le gouvernement a pris diverses mesures, qui ont apparemment été bien accueillies. Aujourd'hui, il y a aussi un sentiment d'accoutumance et nous ne voyons pas vraiment de différence financière tant que nous pouvons continuer à travailler", explique Bart Chiau, Senior Expert chez NN et professeur à la faculté d'économie de l'Université de Gand. L'enquête a été menée auprès de 3.132 Belges, entre le 11 mars et le 15 septembre, avec une marge d'erreur maximale annoncée de 3%.

JT du 17/10/2020

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