Plus de 600 manifestants devant l'ambassade de Chine à Bruxelles

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Image d'illustration - © AFP PHOTO/MANAN VATSYAYANA

Au Tibet, une lycéenne tibétaine âgée de 16 ans s'est immolée par le feu, a rapporté lundi l'agence officielle Chine nouvelle. A Bruxelles, entre 600 et 650 tibétains et sympathisants de la cause manifestent devant l'ambassade de Chine.

Le cortège s'est mis en route à 13h depuis le rond-point Schuman. Les Tibétains et leurs amis se sont rendus à l'ambassade de Chine, avenue de Tervuren à Woluwe-Saint-Pierre. Ils y causent actuellement de gros problèmes de circulation.

Dimanche, une jeune fille de 16 ans s'est immolée par le feu au Tibet. Plus de 90 Tibétains se sont immolés ou ont tenté de le faire depuis 2009 dans les régions tibétaines de Chine, selon des groupes de défense des droits de l'Homme. La plupart de ceux qui ont mis le feu à leurs vêtements en sont morts.

Selon une liste partielle des morts dressée par l'ONG basée à Londres Free Tibet, la Tibétaine âgée de 16 ans est l'une des plus jeunes personnes à s'être immolée.   

Chine nouvelle avait rapporté dimanche que deux Tibétains, un moine du monastère de Kirti au Sichuan, et son neveu, avaient été arrêtés pour avoir incité huit personnes à s'immoler, dont trois sont décédées.   

Le moine aurait agi sur instructions du dalaï lama, indique l'agence, citant les "enquêtes et renseignements" de la police.   

Lundi, Chine nouvelle a déclaré que le leader spirituel des Tibétains était "blasphémateur" et "inhumain" en encourageant les gens à s'immoler par le feu pour servir "ses propres objectifs politiques".   

Le gouvernement tibétain en exil a demandé à Pékin d'envoyer des enquêteurs dans son quartier général dans le nord de l'Inde pour prouver ces accusations.   

Le Dalai Lama a son quartier général à Dharamshala, dans le nord de l'Inde, depuis qu'il a fui le Tibet en 1959 après l'échec du soulèvement contre la tutelle de Pékin.   

L'Administration Centrale tibétaine a également exhorté la Chine à ouvrir les régions tibétaines, souvent inaccessibles, aux média étrangers. "Si la Chine souhaite véritablement mettre fin à ces immolations, au lieu d'accuser systématiquement, elle ferait mieux d'ouvrir sans entraves les régions tibétaines à des organismes internationaux pour enquêter sur les véritables causes de ces immolations" a déclaré Lobsang Sangay, Premier ministre du gouvernement en exil.   

De nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.   

Pékin réfute ces allégations, estimant que les Tibétains bénéficient d'une liberté de culte. Le gouvernement met l'accent sur les importants investissements consacrés à la modernisation du Tibet, et à une meilleure qualité de vie pour les Tibétains.

RTBF et AFP

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