Plus de 13,9 millions de déplacés par an à cause des inondations ou cyclones

Parmi les dix pays les plus affectés par les déplacements, huit se trouvent en Asie.
Parmi les dix pays les plus affectés par les déplacements, huit se trouvent en Asie. - © DIPTENDU DUTTA - AFP

Les catastrophes rapides comme les inondations et les cyclones déplacent 13,9 millions de personnes chaque année. Un chiffre qui augmentera encore dans les années à venir à moins d'une avancée dans la prévention et la réponse aux risques, affirme un rapport de l'ONU publié ce vendredi, à l'occasion de la Journée internationale pour la prévention des catastrophes.

Le rapport, qui concerne plus de 200 pays et territoires, porte sur les inondations, les séismes, les tsunamis et les cyclones mais ne prend pas en compte les évacuations préventives.

Selon cette étude conjointe de l'Office des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR) et du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC), la plupart des déplacements sont provoqués par des inondations. Celles-ci sont en hausse en raison du réchauffement climatique.

"La pire année en pertes économiques liées à des désastres"

L'augmentation de la population dans les régions à risque, notamment les pays en développement, renforce encore davantage l'importance de la problématique. "Cette année est probablement la pire en terme de pertes économiques liées à des désastres", notamment en raison des cyclones, a dit devant la presse le porte-parole d'UNISDR. Et de juillet à septembre, au moins 8 millions de personnes ont été déplacées en raison de catastrophes naturelles.

Parmi les dix pays les plus affectés par les déplacements, huit se trouvent en Asie. Par ailleurs, neuf des dix pays aux habitations les plus vulnérables se trouvent en Asie. Cela dit, des pays à revenus élevés ou à revenus intermédiaires comme la Chine sont également affectés par ces risques de déplacements internes.

Adopté en 2015 par les États membres de l'ONU, le cadre de Sendai vise à diminuer considérablement le nombre de personnes affectées d'ici 2030. Cet objectif devrait contribuer à "améliorer l'urbanisme et la qualité des bâtiments" dans les zones à risque, explique le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la réduction des risques de catastrophes, Robert Glasser.

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