Plan "Plein air" reporté : quelles conséquences pour les stages et les camps ?

Le plan "Plein air" proposé par le gouvernement il y a 15 jours et qui devait démarrer le 1er avril prochain est provisoirement reporté. C’est ce qui a été annoncé ce vendredi 19 mars lors du Comité de concertation. Quelles conséquences pour les stages et les camps des prochaines vacances de Pâques ?


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Concrètement, la bulle de 10 personnes maximum (ces bulles devaient passer à 25 enfants : ndlr) pour les activités pour les moins de 18 ans est maintenue, sans nuitée et à l’extérieur. Pour les moins de 12 ans, les activités se feront de préférence à l’extérieur.

Dans le cas des stages sportifs, par exemple, cela complique l’organisation des futurs stages de vacances. Denis Detinne est le directeur de l’ASBL Promosport qui organise des stages sportifs pour enfants : "Nous remettre dans des bulles de 10, c’est vraiment compliqué. Très compliqué d’un point de vue logistique. Il faudrait qu’il y ait quelques assouplissements. On ne sait pas avoir dans un stage où on accueille 300 enfants, donc 30 bulles. On ne sait pas avoir 30 entrées, 30 sanitaires, 30 réfectoires… C’est impossible. Donc là, il faudrait qu’il y ait quand même une petite souplesse qui soit accordée. A l’heure actuelle, je ne sais pas comment on va pouvoir accueillir tout le monde avec des bulles de 10 personnes". Cet organisateur de stages sportifs fait un appel à toutes les directions d’écoles et à tous les directeurs de centres sportifs pour être compréhensif et de lui permettre d’utiliser plus d’espaces. Mais il est conscient que : "Qui dit plus d’espaces, dit qu’il faut les payer". Il demande donc aussi de la souplesse pour accueillir un maximum d’enfants.

Dans le cas de petites structures, la situation est aussi compliquée y compris quand les stages se déroulent en extérieur. Exemple, dans un club d’athlétisme de Saint-Ghislain qui doit lui aussi revoir les stages qui étaient organisées pour les vacances de Pâques. Une soixantaine d’enfants sont inscrits, dont un tiers a plus de 12 ans. Kevin Neirynck est le coordinateur de l’École des Jeunes de l’OSGA et professeur d’athlétisme : "L’impact principal se fait sur la gestion des groupes et la gestion de l’équipe d’entraîneurs. On avait déjà l’habitude de gérer ça un petit peu en dernière minute en fonction du nombre d’inscrits et ici on va devoir restreindre les groupes qui sont en général de 10 à 15 enfants maximum, mais on tourne souvent autour des 10. On va forcément devoir s’occuper de ça et donc cela a un impact aussi sur le budget qui lui malheureusement avait été fixé au départ. Les enfants sont déjà inscrits et les parents ont déjà payé".

Pour ce responsable les questions restent nombreuses à propos de l’organisation des stages. Il espère obtenir des réponses rapidement, notamment sur les protocoles à appliquer. Les stages commencent dans deux semaines.

 

 

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