Faute d'accord politique, le Plan alcool 2014-2018 a été recalé

Le "plan alcool" doit diminuer l'usage nocif de l'alcool en Belgique
Le "plan alcool" doit diminuer l'usage nocif de l'alcool en Belgique - © Belga

Le plan de lutte contre la consommation nocive d'alcool devait être adopté par une conférence interministérielle ce mardi. Mais finalement, il n'y a pas eu de consensus entre la vingtaine de ministres concernés par le dossier. Sur les 35 mesures prévues, notamment en termes de restrictions à la vente et de publicité, deux ont posé problème : l’interdiction de vente d’alcool dans les distributeurs et la clarification de la législation de vente de boissons alcoolisées aux mineurs.

Ce plan alcool était attendu depuis longtemps, et la version actuelle semblait beaucoup moins contraignante que le projet initial. Il est vrai que l’on y retrouvait de nouvelles propositions, essentiellement des mesures de sensibilisation et de prévention.

Les autorités allaient également augmenter le nombre de contrôles d’alcoolémie sur les routes, d’ailleurs systématiques en cas d’accident corporel. Mais il n’était pas question d’interdire la publicité pour l’alcool. Pas question non plus d’interdire la vente d’alcool dans les stations-service et autres établissements aux abords des autoroutes.

Malgré ces retouches à la baisse, cela coince toujours, surtout du côté des libéraux flamands. Deux points semblent encore poser des problèmes à l'Open VLD pour un éventuel accord. Le premier concerne la législation en matière de vente d’alcool aux mineurs. Et puis l’Open VLD ne veut pas d’une interdiction des boissons alcoolisées dans les distributeurs automatiques.

La ministre socialiste de la Santé Laurette Onkelinx "regrette qu’une petite minorité des 22 ministres ait préféré suivre l’appel enivrant des lobbys de l’alcool". Le plan semble donc enterré, du moins pour cette législature.

A.L. avec M. Allo

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