Pilote de ligne: un métier qui fait toujours rêver ?

Pilote de ligne : le métier fait-il toujours rêver ?
Pilote de ligne : le métier fait-il toujours rêver ? - © RTBF

Brussels Airlines recrute du personnel navigant. Sur une centaine de postes vacants, la compagnie veut notamment engager une vingtaine de pilotes. Le métier a le vent en poupe car les perspectives au niveau mondial sont encourageantes. Mais cette fonction est-elle toujours aussi prestigieuse et lucrative ?

Pour certains, devenir pilote d’avion est une simple profession et pour d’autres une véritable passion. En 1965, le métier était déjà en pleine mutation. Pour les apprentis pilotes de l’époque, il s’agissait de vivre des sensations magiques, mais en restant réalistes : "On ne sait pas où on va dans chaque métier et c’est surtout le cas dans l’aviation où on a encore beaucoup à apprendre ", expliquait un jeune pilote.

Durant 38 ans, Waldo Cerdan a volé pour la Sabena et bien d'autres compagnies à travers le monde. Dès l’âge de 7 ans, il savait déjà que pour être heureux, il devait être pilote : "Voler, c’est s’arracher à la condition humaine, voir les choses du dessus, prendre de la hauteur au sens propre comme au figuré. Ça donne un sentiment de liberté extraordinaire".

Un rêve difficilement accessible

Alors que le secteur aérien a traversé des turbulences, aujourd'hui Brussels Airlines voit sa croissance décoller. La compagnie engage à nouveau du personnel navigant mais comme d'habitude, les candidats sont plus nombreux que les élus.  "Dès l’automne, nous allons engager quatre-vingts membres d’équipage de cabine et une vingtaine de pilotes. Nous attendons des centaines de candidats", confirme le porte-parole de Brussels Airlines, Geert Sciot. Lors de sa dernière campagne de recrutement de pilotes il y a deux ans, la compagnie avait déjà reçu plus de 1500 curriculum vitae.

Alexandre est un jeune commandant de bord. Pour lui, pilote d’avion est le plus beau métier du monde, mais avant d'atteindre cet horizon, il faut encore survoler bien des obstacles: "Je veux faire ce métier depuis que je suis petit. Quand on a passé la couche nuageuse et qu’on arrive dans le soleil, c’est magnifique mais il est vrai que c’est difficile d’y arriver. Nous sommes nombreux pour peu de places disponibles".

Liberté et prestige ont un coût

L'atterrissage est parfois très difficile même pour ceux qui ont réussi tous les examens. "Malheureusement ce rêve peut se transformer en cauchemar", explique Waldo Cerdan. "Aujourd’hui ce type de formation privée coûte entre 100 000 et 130 000 euros. Les jeunes doivent payer entre 800 et 900 euros par mois et s’ils ne trouvent pas de boulot, ils sont en situation financière difficile ".

Une éclaircie

Dans les vingt prochaines années, on estime que l'aviation mondiale devra recruter plus de 600 mille pilotes de ligne. Autant de rêveurs qui s'imaginent déjà vivre au-dessus des nuages.

 

 

 

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