Philippe De Backer: "Oui, il y a eu beaucoup d'erreurs commises dans cette crise"

Le ministre en charge de la gestion du matériel médical, Philippe De Backer, était l'invité de CQFD, Ce Qui Fait Débat, en mode grand entretien ce mercredi : 25 minutes quotidiennes pour vous aider à mieux comprendre/vivre la crise du coronavirus, mais aussi pour vous permettre de poser VOS questions (via l’adresse mail cqfdrtbf@rtbf.be). 

10 000 tests/jour: pour quand?

Ces dernières 24 heures, 5214 tests de dépistage ont été réalisés. On n'est pas encore arrivés aux 10 000 tests journaliers promis début avril. "On est capable de fournir 10 000 tests par jour, mais il y a deux problèmes", explique Philippe De Backer: "premièrement, les critères permettant d'être testés: il s'agit en priorité des patients hospitalisés et de ceux qui ont les symptômes Covid, mais nous sommes occupés à élargir ces critères [...] Singulièrement dans les maisons de repos, où la situation est difficile, et où on est en train de tester les résidents mais aussi le personnel".

Le ministre en charge du testing rappelle ensuite que le dispositif mis en place avec le centre de référence a permis de répondre aux problèmes d'approvisionnement en réactifs de nombreux laboratoires pour augmenter les capacités de tests. "Avec tous les labo cliniques, les hôpitaux, le consortium d'universités et biotech, on est aujourd'hui capables d'augmenter en puissance les capacités de testing PCR", assure-t-il.

Avec tests d'immunité?

Précision, les tests PCR mesurent la présence de l’infection chez le patient. Les tests sérologiques mesurent eux la présence d'anticorps et donc l'immunité du patient. Ces derniers sont aussi considérés dans la stratégie de déconfinement et de suivi épidémiologique dans la population.

Philippe De Backer confirme leur intérêt, complémentaire aux PCR: "il s'agit de différents outils, à mettre en place à différents moments. Quand on a des patients avec des symptômes légers, on doit les tester avec un PCR, de même que leur entourage, pour couper la transmission du virus le plus vite possible. Les tests sérologiques sont eux utilisés pour faire un suivi, par exemple, parmi le personnel des hôpitaux, des maisons de repos, ou des cabinets médicaux, pour voir s'ils ont été contaminés et s'ils ont développé une immunité".

Quelles garanties pour le "tracking"?

Quid des masques en déconfinement?

La question des masques se repose elle aussi en prévision du déconfinement. Pendant le confinement, les autorités ont répété leur position: "le port du masque par la population n'est pas nécessaire". Ce n'est pas ce que pense le Collège de Médecine générale de Belgique, qui plaide lui pour un port du masque généralisé.

La position officielle du gouvernement, concernant le port de masques (hors chirurgicaux et FFP2) par la population, c'est "conseillé, mais pas obligatoire" à ce stade, et le ministre confirme que le conseil national de sécurité fera la lumière sur ce point ce vendredi.

Les politiques peuvent-ils reconnaître leurs erreurs?

CQFD, Ce Qui Fait Débat, en mode grand entretien : Chaque jour à 18h20 sur La Première et à 20h35 sur La Trois. L’entièreté de l’émission à revoir ci-dessous :

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