Peut-on empêcher les grèves sauvages et surprises?

Les grèves sauvages sont souvent reconnues pas les syndicats
Les grèves sauvages sont souvent reconnues pas les syndicats - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

La grève qui perturbe le trafic et qui enquiquine les navetteurs actuellement est qualifiée de "sauvage". Peut-on empêcher ces grèves sauvages ou du moins limiter leur impact ?

La grève surprise c’est l'angoisse des usagers du train. Si déjà une grève annoncée crée d'énormes perturbations, les grèves sauvages sont, elles, encore plus mal vécues, notamment par les navetteurs qui utilisent tous les jours le train.

"Dans le cas qui nous occupe, c’est une grève sauvage. C'est-à-dire qu’il n’y a eu aucun préavis et donc finalement une poignée de travailleurs mécontents, à juste titre, se permettent de prendre en otage des milliers de travailleurs et d’étudiants qui sont empêchés de se déplacer librement" explique Gianni Tabbone de navetteurs.be.

Des accords existent entre les syndicats et la direction de la SNCB pour qu'il n'y ait pas de grève sauvage. Les actions doivent être annoncées suffisamment à l'avance. Cela dit, dans certains cas, la grève surprise peut être tolérée. En cas d'agression ou d'annonce de fermeture par exemple. On est alors dans le cadre de l'émotionnel.

Le principe du service minimum rejeté par les syndicats

Mais il faut que ce soit limité dans le temps. Cela dit les syndicats ont plutôt tendance à chaque fois reconnaître la validité de la grève surprise, et les grévistes sont dès lors soutenus.

Le secrétaire national de la CSC Transcom, Gérard Husson, aborde la question des indemnités accordées aux grévistes: "Cela peut arriver que nous ne reconnaissions pas la grève, mais dans le cas où la SNCB ne la reconnait pas mais que nous la reconnaissons, les grévistes sont indemnisés"

Mais les syndicats ne cachent pas un certain malaise face aux grèves sauvages, surtout si elles se prolongent. Car revient, alors, à chaque fois le spectre du service minimum obligatoire. Qu'ils rejettent, mais qui est par contre demandé par les usagers des trains.

Grégoire Ryckmans avec Dominique Dussein

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