Petites infractions: le Belge préfère payer que de discuter

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La médiation, l'alternative à l'amende, n'a un résultat positif que dans un cas sur quatre. Dans la plupart des autres cas le (petit) délinquant choisit tout de même de payer l'amende qui peut s'élever à maximum 250 euros.

C'est ce qu'écrit mercredi le quotidien De Standaard.

Ces amendes, les sanctions administratives dans les communes, ont été introduites en 2005. Depuis lors, toute personne appréhendée pour une petite infraction, comme uriner en rue ou dessiner des graffitis, ne doit plus passer devant la justice pour sa peine. L'affaire peut être réglée en payant une amende à la commune.

Il y a trois ans, on a introduit la possibilité d'opter pour une médiation, une étape qui est d'ailleurs obligatoire pour les mineurs.

Selon le quotidien De Standaard, la majorité des Belges choisiraient pourtant de payer l'amende plutôt que suivre la médiation jusqu'au bout.

Des chiffres du Service public de programmation (SPP) Politique des grandes villes montrent que trois médiations sur quatre se terminent mal. Sur 1668 dossiers en 2008-2009, seuls 468 ont abouti, soit 28%. En 2007-2008 on en dénombrait encore moins, avec seulement une médiation sur cinq (159 sur 757) qui aboutissait à un résultat positif.


Belga

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