Peste porcine: une barrière électrique anti-sanglier entre la France et la Belgique

Crise porcine africaine en France: les sangliers belges ne passeront pas !
Crise porcine africaine en France: les sangliers belges ne passeront pas ! - © Sanglier.Pxhere.domaine.public

Inquiète devant la menace d'une extension de la peste porcine africaine, la préfecture de la Meuse et de deux autres départements, les Ardennes et la Meurthe-et-Moselle ont pris des mesures : interdiction de la chasse sur leur territoire, interdiction de circuler en forêt et mesures de protection de sites sensibles. Et parmi les mesures décidées, on trouve la pose d'une clôture à la frontière franco-belge. Dès ce samedi, les chasseurs et les agriculteurs de la région de Longwy vont ériger une barrière électrique à la frontière. Patrick Massenet, président de la Fédération des chasseurs de Meurthe et Moselle a pris les choses en main.

On arrête de se réunir, on passe à l’action

"Depuis que nous avons eu connaissance de la crise porcine en Belgique, nous avons eu plusieurs réunions avec les autorités françaises pour voir quelle était la situation. La zone infectée frontalière belge n’est qu’à 15 km de chez nous. Il fallait agir. Nous à la Fédération, nous avons déjà une longue expérience de la clôture électrique. Nous protégeons ainsi déjà des milliers d’hectares de cultures. Nous avons donc décidé de passer à l’action."

Ce samedi, il y a réunion à la mairie de Tellancourt qui se trouve dans la zone à protéger, avec les responsables de chasses frontalières. "Les agriculteurs vont se joindre à nous car ils ont eux aussi beaucoup à perdre. On sait que si peste il y a, il faudra réduire de façon radicale les populations de sangliers. Jusqu’à arriver à faire un no man’s land de plusieurs dizaines de km carré. Imaginez ! La chasse est déjà interdite maintenant sur 50 communes et on devrait gérer une crise qui pourrait durer plusieurs années. Et malgré tout cela, on est pas sûr que cela suffira car la peste se déplace vite et loin, entre 500m et  2km par mois."

Une bonne connaissance du terrain

"On va clôturer en fonction des endroits que nos membres connaissent comme les plus sensibles et en fonction de la topographie. Et si clôturer n’est pas possible, on utilisera des répulsifs. On connaît les lieux de passage des sangliers on a de l’expérience."

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