Perquisitions à Globe Aroma: l'asbl porte plainte auprès du Comité P

Georges Henri Beauthier
Georges Henri Beauthier - © STF - AFP

Georges-Henri Beauthier, l’avocat qui représente l’asbl Globe Aroma, porte plainte auprès du Comité P (Comité Permanent de Contrôle des Services de Police) suite aux perquisitions du 9 février.

L’atelier ouvert au public est un lieu dans lequel différents artistes francophones, néerlandophones et étrangers se retrouvent pour discuter et exercer leur art. Le vendredi 9 février après-midi, une vingtaine de policiers envahissent les lieux, prétextant une inspection fiscale et sociale de l’asbl. Les témoins parlent d’une véritable "rafle organisée" puisqu’il s’agissait en réalité d’un "contrôle fallacieux pour en arriver à des comportements inadmissibles", selon maître Beauthier, l’avocat de l’association.

Les personnes présentes sur les lieux des perquisitions ont été priées d’arrêter immédiatement leurs activités artistiques. Elles ont été plaquées contre les murs et menottées. Els Rochette, la directrice artistique de l’asbl, a également été brutalisée suite à sa demande de ne pas maintenir les artistes dans de telles conditions.

"Si c’est comme ça qu’à Bruxelles on estime pouvoir faire l’insertion et bien c’est la goutte qui a fait déborder le vase. Il est évident que les associations francophones et néerlandophones se disent : ça suffit", s’exprime Georges-Henri Beauthier.

Selon lui, une pression a été exercée sur des personnes qui ne présentaient pas de comportements douteux et qui ne troublaient pas non plus l’ordre public. Les perquisitions ont rendu, par la même occasion, les lieux inaccessibles pendant plus d’une heure. Sept personnes ont finalement été arrêtés, dont deux transportées dans un centre fermé.

Deux raisons à ce dépôt de plainte

"Le Comité P, ce sont des comités qui enquêtent. Il faut que les policiers se rendent compte qu’ils ne peuvent pas participer à ce genre de choses, qu’ils ne peuvent pas être complices", explique maître Beauthier.

Les raisons d’une plainte auprès des services de police sont doubles. Premièrement, l’avocat trouve le comportement des forces de l’ordre inadmissible, même s’il estime que certains policiers ont sans doute été entraînés dans de tels actes. "Qui a décidé que dans un but sécuritaire on en arrivait là ?" 

Deuxièmement, cette démarche témoigne d'une volonté de conscientiser. L'avocat estime que Globe Aroma est l'association qui avait été visée, mais a peur qu'elle ne soit pas la seule et que l'action se renouvelle à d'autres occasions.

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