Pénurie: les aides-soignantes effectueront du travail à domicile

Un projet pilote a déjà vu le jour et il est plutôt concluant : le comité de l'assurance de l'Inami a donné son feu vert pour élargir cette mesure, ne reste plus qu'à la ministre de la Santé Publique à donner son feu vert. Une décision qui ne rassure pourtant pas tout le secteur.

C'est ce qu'on appelle la délégation de tâches. Les infirmières à domicile pourront déléguer certains actes simples à des aides soignantes. Jean Hermesse, secrétaire général des Mutualités chrétiennes explique : "Il y a d'abord les toilettes, les simples toilettes, ensuite, on peut aussi avoir des soins de bouche, le fait de mettre des bas évite des infections veineuses et observer le fonctionnement des sondes vésicales".

La liste est donc fermée, et l'encadrement par de réelles infirmières est prévu. Ça ne convainc pourtant pas Aurore Dewilde, présidente de la fédération des infirmières indépendantes de Belgique. "Ce qui nous fait peur, c'est  qu'il y a eu un projet pilote et qu'on se rend compte qu'il y a eu des dérives ! Il y a des aides soignantes qui ont fait tout et n'importe quoi, c'est-à-dire qu'elles ont fait des actes infirmiers qui n'étaient pas 'délégables', nous avons peur qu'elles jouent à l'infirmière, chacun son rôle quoi !"

Pour Jean Hermesse, le bilan des projets pilotes est positif. Et la délégation de tâche permettrait non seulement de faire face à la pénurie d'infirmières, mais aussi de répondre aux besoins croissants de soins. "Puisque nous avons un vieillissement de population, nous avons besoin de mains, nous avons besoin de plus de personnes qui peuvent soigner les personnes âgée et ceci est une réponse qualitative", explique-t-il.

Les actes posés par les aides-soignantes relèveront de la responsabilité des infirmières. Et celles-ci devront assurer régulièrement des visites de contrôle.

D. Van Ossel

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK