Pensionnats autochtones au Canada: le pape exprime sa "douleur" mais ne s'excuse pas

Le pape François a exprimé dimanche sa "douleur" concernant la découverte au Canada des restes de 215 enfants autochtones sur le site d'un ex-pensionnat géré par l'Église catholique, sans aller jusqu'à s'excuser malgré de multiples appels en ce sens.

"Je suis avec douleur les nouvelles arrivant du Canada à propos de la découverte choquante des restes de 215 enfants" en Colombie britannique (Ouest), a déclaré le pape à l'issue de la traditionnelle prière dominicale de l'Angélus sur la place Saint-Pierre.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait déploré vendredi le refus du pape et de l'Église catholique de reconnaître leur "responsabilité" et leur "part de culpabilité" dans la gestion des pensionnats autochtones au Canada.

Génocide culturel

Dimanche, le pape n'est pas allé jusque-là et a simplement déclaré: "Je m'unis aux évêques canadiens et à toute l'Église catholique au Canada pour exprimer ma solidarité au peuple canadien traumatisé par cette nouvelle choquante".

Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis, et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. En 2015, une commission nationale d'enquête avait qualifié ce système de "génocide culturel".

La Conférence des évêques catholiques du Canada avait estimé lundi que la découverte des dépouilles était "bouleversante" et fait part de sa "profonde tristesse", mais sans présenter d'excuses formelles.

 

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