Pellets, gaz, mazout, pompe à chaleur: quel mode de chauffage choisir pour mon logement?

Peut-être êtes-vous arrivé à la conclusion qu’il est grand temps de rénover votre installation de chauffage. Les systèmes sont nombreux: mazout, gaz, pompe à chaleur, pellets, électrique, etc. Alors, comment choisir ? Il est évidemment très difficile de répondre à cette question sans tenir compte des différents facteurs, paramètres tels que l’isolation de la maison, la situation financière du ménage, etc.

Nous allons ici nous concentrer sur les modes de chauffage disponibles.

Voir aussi : Le dernier baromètre de la précarité énergétique de la Fondation Roi Baudouin est disponible.

Les éléments qui vous permettront de démarrer une réflexion

Cela paraît évident, mais le premier élément important à vérifier est la disponibilité des sources d’énergie par rapport à votre situation géographique. Si vous êtes en ville, profiter du gaz sera plus simple. Ce combustible est par ailleurs bon marché et il permet de se chauffer et de produire de l’eau chaude de façon performante. Le rapport coût/performance de cette source d’énergie est raisonnable.

Autre élément dont il faut tenir compte c’est le logement. Est-il récent, performant et bien isolé ? Si c’est le cas, certains systèmes de chauffage sont techniquement adaptés à ces habitations. C’est le cas par exemple des pompes à chaleur.

Si je dois absolument changer mon système de chauffage ?

Si votre système de chauffage doit être changé à très court terme, parce qu’il est tombé en panne par exemple, il faut d’abord se poser la question de l’espace disponible.

Un local technique est-il disponible dans l’habitation dans lequel on peut mettre une chaudière au gaz, au mazout ou encore à pellets ? Dans le cas du mazout ou des pellets, il faut penser au stockage.

Le coût de l’installation

Si vous disposez d’un ancien système de chauffage central et vous avez les radiateurs et les vannes thermostatiques, vous pouvez commencer par comparer les prix entre une chaudière au gaz, au mazout, propane ou à pellets.

Ensuite, se renseigner sur les prix des différents combustibles. " Les prix des combustibles varient énormément ", nous dit Thomas Leclercq, conseiller énergétique indépendant dans le domaine du développement durable. " On voit clairement qu’en termes de coût du combustible, le pellet est moins cher. Mais l’installation d’une chaudière à pellets (ou biomasse) coûte plus cher, parce qu’il y a le stockage à prendre en compte, la chaudière en elle-même est aussi plus onéreuse qu’une technologie au gaz. Donc, l’investissement de départ est plus important, mais le combustible est moins cher ".

Et si j’ai un vieux système centralisé ?

Si vous disposez déjà d’une chaudière, vous avez à Bruxelles et en Wallonie une obligation d’entretien. Dans le cadre de cet entretien, le chauffagiste est tenu d’évaluer la performance et de vous donner un diagnostic.

Diagnostic qui de façon simple doit vous donner des indications. Faut-il changer le brûleur ou la chaudière ? Le système est-il encore rentable le tout basé sur votre consommation ? Tout cela est obligatoire et prévu par la loi.

Et le chauffage électrique dans tout ça ?

En matière de coût on pourrait se dire que le chauffage électrique est encore le moins cher au moment de l’installation. Sauf que, le prix du kW/h électrique est cher précise Thomas Leclerq. " Le prix du kW/h est trois fois voire quatre fois plus élevé que le prix du gaz ou du mazout par exemple ". C’est donc un mauvais calcul pour ce spécialiste.

Par ailleurs, tous les logements ne disposent pas de la puissance nécessaire pour alimenter plusieurs radiateurs électriques. Ce type de chauffage peut par contre être intéressant comme un chauffage d’appoint dans une pièce telle que la salle de bain pour éviter de mettre en route tout le système de chauffage central. Tout ceci est dit avec les prix, les connaissances et les technologies actuelles, souligne notre expert.

Et si je souhaite changer mon poêle à charbon ?

Si vous vous chauffez au charbon, c’est que vous n’avez pas de système centralisé. L’installation d’un chauffage central complet (chaudière, tubage, radiateurs, etc.) peut représenter un certain budget dont ne disposent pas tous les ménages. Dans ce cas-là, il faut essayer de rester sur cette façon de se chauffer avec un système décentralisé.

Après, nous dit Thomas Leclercq, " est-ce qu’on ne devrait pas aller vers un poêle à pellets qui sera peut-être même plus efficace, parce qu’on peut le programmer ou définir une température à laquelle il va s’arrêter. C’est vrai que l’avantage des poêles à charbon et à bois c’est que c’est très convivial et chaleureux, mais on a des températures qui montent généralement au-dessus de ce qui est raisonnable en termes de température. On a vite 22°C, 23°C ou 24°C dans une pièce. Alors qu’un système à pellets sera plus fin, plus économe en termes de régulation et il gère mieux aussi les émissions de particules. Donc, c’est peut-être un peu mieux. Il y a par ailleurs, une réflexion autour de primes liées aux revenus pour ces systèmes en Région wallonne.

Et l’isolation ?

Pour Thomas Leclerq, l’isolation est techniquement à la portée de plus de personnes. Si la toiture est peu ou mal isolée : " c’est vraiment à la portée de tout le monde de savoir l’isoler, en tout cas placer un isolant. Il faut évidemment faire attention à la finition, aux pare-vapeur, mais il y a aujourd’hui suffisamment de commerces qui s’y connaissent pour vous conseiller dans la bonne direction. Il y a aussi les maisons et guichets énergies qui sont gratuits ou alors vers des auditeurs énergétiques privés ".

Vérifier aussi les châssis et avant de les changer bien regarder si on ne peut pas colmater les fuites. Isoler les murs est aussi intéressant avant même les châssis (dans l’ordre : toiture, murs, châssis et sols).

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