Passage au gaz riche le 1er juin : qu’est-ce que c’est vraiment ? Et pourquoi ?

La conversion bruxelloise au gaz riche se poursuit. Les propriétaires des communes de Jette, Ganshoren, Laeken, Neder-over-Heembeek, Haren, Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Node et Evere ont dû recevoir une communication pour annoncer que le 1er juin 2021 les différentes communes allaient passer au gaz riche.

La Région de Bruxelles-Capitale est actuellement fournie en gaz pauvre provenant du nord des Pays-Bas. L’exploitation gazière y génère des problèmes de stabilité du sol (tremblements de terre) et le gouvernement néerlandais a décidé de réduire progressivement ses exportations de gaz dès 2024 pour les supprimer totalement en 2030.

Mais qu’est-ce vraiment ?

La différence entre les deux types de gaz réside dans le pouvoir calorifique : pour une même quantité de gaz brûlée, le gaz pauvre génère moins de chaleur que le gaz riche.

Distribué notamment à Bruxelles, mais aussi en province d’Anvers et dans les Brabants, le gaz pauvre contient en moyenne 10,3 kWh/m³. Ce qui signifie que quand on brûle 1m³ de gaz pauvre, on libère moins d’énergie que quand on brûle 1m³ de gaz riche qui lui contient en moyenne 11,4 kWh/m³ et provient principalement de Norvège, du Royaume-Uni, d’Allemagne ou du Qatar.

Une mise aux normes des installations recommandée

Tous les ménages bruxellois sont donc concernés par cette conversion et devront, en temps voulu, faire le nécessaire pour préparer leurs appareils à l’utilisation du gaz riche. Concrètement, il doit faire vérifier la compatibilité de ses appareils fonctionnant au gaz (chauffe-eau, chaudière, feu décoratifs…) avec le gaz riche et éventuellement les faire régler par un technicien habilité. Cette vérification peut être couplée au contrôle périodique PEB, obligatoire tous les 2 ans.

98% des appareils pourront continuer à fonctionner normalement avec le gaz riche moyennant, ou non, un réglage préalable et/ou postérieur à la conversion. En effet, les appareils vendus en Belgique depuis 1978 sont adaptés aux deux types de gaz (pauvre et riche). Les appareils qui ne répondent pas aux normes belges ne seront vraisemblablement pas compatibles et devront donc être remplacés.


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En 2022, ce sera alors au tour de Forest, Uccle, Ixelles, Etterbeek, Auderghem, Watermael-Boitsfort, et les deux Woluwe de suivre le mouvement. Au total, ce sont 500.000 ménages bruxellois qui seront amenés à vivre cette transition sur trois ans.

 

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