Pass sanitaire au restaurant ou dans les salles de sport en Wallonie : des avis partagés

Deux invités, deux avis bien différents ce matin sur les ondes de Matin 1re. D’un côté, Valérie Migliore, restauratrice à Liège, au Caffe Internazionale : le pass sanitaire, "je suis contre". De l’autre, Grégory Lecerf, gérant d’une salle de sport, l’Aramis Club à Mons : "Je suis favorable pour retrouver sa vie d’avant."

Car c’est aujourd’hui que devrait être votée l’instauration d’un pass sanitaire en Wallonie, comme à Bruxelles. Il faudra montrer une preuve de vaccination, de test négatif ou de guérison du Covid pour aller au café, au resto, au cinéma ou encore à la salle de sport.

Pour la restauratrice liégeoise, ce Covid safe ticket n’est pas nécessaire. Les mesures sanitaires suffisent. "Les mesures sanitaires qui sont prises dans les restaurants fonctionnent, on le voit depuis notre réouverture — la distance entre les tables, la désinfection, le port du masque du personnel, les clients mettent le masque pour circuler dans le restaurant. Je trouve que les mesures sanitaires fonctionnent vraiment, donc nous imposer un Covid Safe Ticket est un peu une manière détournée de contrôler la population et la vaccination. Mais ça ne servira en rien au contrôle de l’épidémie."

À nouveau les dindons de la farce

Un contrôle que Valérie Migliore refuse de faire elle-même par manque de matériel, de personnel mais aussi pour des raisons éthiques. "Qui va contrôler ces pass ? Nous ne sommes pas habilités pour. Est-ce que les clients vont accepter d’être contrôlés ainsi ? Est-ce que ça ne va pas créer des tensions avec les clients ? On a vraiment un peu l’impression d’être à nouveau les dindons de la farce. On rouvre un peu tout et n’importe quoi — les fêtes de village, etc. — sans pass sanitaire, ça augmente et on tape sur les doigts de l’Horeca. Ça en devient ridicule."

Des sorties plus sereines

Côté salle de sport, la réalité est différente. "Maintenant, dans les salles de sport, on peut enlever le masque et c’est quand même beaucoup plus agréable", rappelle Grégory Lecerf. "Je donne aussi des cours en France au niveau du squash, et là, on a dû montrer notre Covid Safe et ça a pris deux secondes. C’est enregistré dans le système et ça permet aux gens de venir ensuite au sport de manière beaucoup plus sereine et sans se soucier de retrouver une vie normale par rapport à l’avant-Covid. C’est quand même plus agréable."

Des règles, on en a tout le temps.-

Pour lui, se faire vacciner, c’est un acte pour le bien de la communauté. "La plupart de nos membres sont quasi tous vaccinés. Il y a encore deux ou trois réfractaires, mais je pense que si le gouvernement l’impose, c’est pour le bien de la communauté et on voit quand même les effets positifs des gens qui sont vaccinés. S’ils attrapent le coronavirus, ils réagissent moins à ce virus que si on ne l’a pas. Moi-même l’ayant fait, je sais de quoi on parle."

Et d’ajouter : "Il faut apprendre à vivre ensemble. Des règles, on en a tout le temps. Si on veut rouspéter sur tout, on peut débattre sur n’importe quel sujet. Moi, les gens qui viennent chez moi viennent à l’accueil, pour ensuite se diriger vers les infrastructures sportives et ça prend 30 secondes, même pas, pour présenter ce pass."

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