Pascal, le passionné des compteurs

Le virus l'a mordu quand il avait six ans. Pascal avait pris en main un compteur d'eau qui traînait dans la cave. "C'a été, dit-il, un vrai coup de foudre". Et la chasse aux compteurs a commencé. Une chasse qui a pris une tournure internationale, quand, quelques années plus tard, il est allé à vélo en France, à Givet, une centaine de kilomètres aller-retour. Tour ça pour un compteur.


Dans sa collection de 350 exemplaires (à quelques uns près), on trouve un modèle anglais (il fallait mettre des pièces pour le faire fonctionner. Si on était à court de monnaie, on restait dans le noir). On croise aussi des objets  indéfinissables. Enfin indéfinissables pour le commun des mortels. Parce que Pascal, évidemment, il sait à quoi ils servaient, qu'il s'agisse d'un voltmètre portable, d'une perche ou d'un isolateur datant de 1927.

Partout où il va en vacances, Pascal va voir l'administration communale pour demander l'un ou l'autre compteur. Et il rentre rarement bredouille. Sauf que Pascal part principalement en vacances en France. Et son Eldorado à lui, c'est l'Amérique. Là, il paraît qu'il y a un collectionneur fabuleux. Enfin, c'est ce qu'il a lu sur l'internet. Mais il n'y est jamais allé, et il n'est pas pressé "'parce que si j'y allais, je ne voudrais plus jamais retourner tellement il a de belles pièces".

En attendant l'Amérique, Pascal jette un dernier coup d'oeil au plan du réseau électrique, au-dessus de son lit, et le voilà prêt à s'endormir. Protégé par tous ses amis à cadran, c'est sûr, il ne pourra faire que des beaux rêves...

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