Pas encore de pommade miracle pour soigner la maladie de Lyme

Selon une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet, on ne peut pas compter sur une pommade pour soigner la maladie de Lyme.
Selon une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet, on ne peut pas compter sur une pommade pour soigner la maladie de Lyme. - © BERTRAND GUAY

Non, une simple pommade antibiotique n'a pas prouvé son efficacité contre la borréliose de Lyme, une affection potentiellement grave transmise par les tiques en pleine expansion en Europe. L'Agence France-Presse, qui affirmait qu'une pommade miracle avait été mise au point, se basait sur une lecture erronée d'une étude de l'université de Vienne publiée dans la revue scientifique "The Lancet". L'étude en question dit "tout le contraire" de la dépêche diffusée par l'AFP, souligne France Info, chiffres à l'appui.

"Par rapport au placebo, la pommade à l’azithromycine n’a permis d’empêcher ni la survenue d’un érythème migrant, ni la séroconversion, peut-on lire dans cette étude examinée par Le FigaroL’essai a dû être arrêté prématurément car nos analyses ont montré que, 8 semaines après l’application de la pommade sur l’érythème, il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes."

Si "les résultats obtenus sur un sous-groupe ont montré que la pommade a permis de réduire l’érythème migrant", cela n’a pas empêché l’infection de se propager.

Graves complications neurologiques et articulaires

Identifiée pour la première fois aux Etats-Unis en 1975, la maladie de Lyme, une affection d'origine bactérienne, peut conduire à de graves complications neurologiques et articulaires si elle n'est pas détectée et traitée à temps.

Le protocole de soins classique pour un soupçon de borréliose consiste en une prise d'antibiotiques massive durant trois semaines.

La maladie de Lyme est en pleine expansion en Europe avec 200 000 nouveaux cas par an, dont 24 000 en Autriche, rappellent les auteurs.

Endémique de longue date en Europe centrale, elle a progressivement gagné l'ouest du continent et notamment la France, où un plan national pour améliorer le diagnostic et la prise en charge de la maladie a été annoncé en septembre, sur fond de polémique au sujet de tests de dépistage accusés d'être inefficaces par des malades.

En Europe, 20% des tiques sont porteuses de la borréliose et environ 5% des morsures de tiques se soldent par transmission de la maladie, selon les estimations.

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