Coronavirus: pas d'accord entre Comeos et les syndicats des supermarchés sur les jours de congé, bonus...

Pas d'accord entre Comeos et les syndicats des supermarchés
Pas d'accord entre Comeos et les syndicats des supermarchés - © HATIM KAGHAT - BELGA

Tout comme le personnel médical ou les forces de l’ordre, les travailleurs des supermarchés sont eux aussi à leur poste. Ils sont mobilisés dans des conditions difficiles et au contact de centaines de personnes tous les jours. C’est dans ce contexte que les syndicats ont à nouveau rencontré Comeos, la fédération du commerce et des services.

Que demandent les syndicats ?

Les syndicats souhaitent tout d’abord pouvoir réduire les heures d’ouverture des magasins, notamment les dimanches. Myriam Delmée, présidente du SETCa, nous explique pourquoi : "Le dimanche est notamment basé sur le réseau touristique et qu’il n’a plus de tourisme pour l’instant. C’est une mesure de bien-être pour les travailleurs de se dire qu’on travaille que le temps où il y a réellement des clients dans les magasins ".


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Les syndicats demandent des primes

Les syndicats demandent également des jours de congés supplémentaires, mais aussi des bonus, comme une prime pour la mobilisation en cette période difficile. Myriam Delmée : "Il y a des entreprises qui ont mis de l’argent sur la table, en France par exemple où le groupe Carrefour a annoncé rémunérer le personnel avec une prime de 1000 euros brut… ". Mais hier, c’était un constat d’échec. Comeos et les syndicats n’ont donc pas réussi à se mettre d’accord.

Dans la mesure où il n’y a pas d’accord pour le secteur. Quelle sera la suite ? La solution proposée est de poursuivre les négociations, mais enseigne par enseigne, autrement dit au cas par cas.

Cela pourrait conduire à des situations différentes selon la chaîne de supermarché et avec des risques, nous explique Myriam Delmée : "Là où les esprits sont un peu plus échauffés, on risque de se retrouver avec des arrêts de travail. Ce n’est pas ce que l’on veut parce que le secteur n’a pas besoin de ça pour l’instant. Les tensions sont encore nombreuses sur le terrain parce qu’il y a toujours des problèmes de sécurité sur les surfaces de vente par rapport au coronavirus".

Du côté de Comeos, on confirme l'échec des négociations, mais la Fédération du commerce et des services ne souhaite pas faire de commentaires.

Quant aux négociations, auprès de chaque enseigne, elles doivent démarrer ce lundi, nous dit-on.

JT du 24/03/20 - Magasins : des tensions autour des heures d'ouverture