Partir en altitude avec ses enfants : y a-t-il des risques ?

Partir en altitude avec ses enfants : y a-t-il des risques ?
Partir en altitude avec ses enfants : y a-t-il des risques ? - © Tous droits réservés

A cette période de l’année, nombreux sont les parents à se rendre avec leurs enfants en vacances à l’étranger. Si certains préfèrent la mer et la plage, d’autres privilégieront peut-être les vacances à la montagne, et prendre de la hauteur par rapport au niveau de la mer. Si tel est le cas, mieux vaut savoir qu’en grimpant en altitude, il faut être conscient que cela peut avoir des conséquences sur votre santé, en fonction de la saison à laquelle vous partez et de la hauteur à laquelle se situe votre lieu de séjour.

Etre prudent lors de l’exposition au soleil

Ainsi, le premier conseil serait de faire attention à l’exposition au soleil. En effet, à haute altitude, la couche d’atmosphère est plus fine, et donc elle filtre moins bien les rayons ultraviolets. D’après le site de l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé, l’intensité des rayons ultraviolets augmente de 10 à 12% tous les 1000 mètres d’altitude. Si vous partez en vacances durant l’hiver, il faut également savoir que le rayonnement ultraviolet est plus ou moins réfléchi ou dispersé en fonction de la surface sur laquelle il arrive. Par exemple, la neige peut réfléchir jusqu’à 80% du rayonnement des UV. Ainsi, il est recommandé d’appliquer régulièrement de la crème solaire avec un indice de protection élevé sur toutes les parties du corps, et surtout les plus exposées au soleil, de porter des lunettes de soleil.

Attention à la raréfaction en oxygène

L’autre aspect de voyager en altitude est le manque d’oxygène. Plus on grimpe haut, plus la pression atmosphérique, et donc la pression en oxygène diminue. Se produit alors ce qu’on appelle "l’hypoxie d’altitude". Elle réduit l’oxygénation de notre sang qui alimente notre organisme. Autrement dit, on ressent "un manque d’air". Toutefois, comme le précise Philippe Robert, médecin généraliste, " il n’y a pas de grosse raison de s’inquiéter au-delà de 3000 mètres, en ce qui concerne la raréfaction en oxygène. Opter pour un séjour dans les Alpes ou les Pyrénées ne présente donc pas de danger, car l’altitude n’est pas assez importante." Mais ce médecin recommande néanmoins aux parents et à leurs enfants se rendant dans un lieu de vacances où l’altitude est plus élevée que celle de notre plat pays, d’y aller doucement quand même. " Comme le pourcentage en oxygène est plus faible, une période d’acclimatation est conseillée en arrivant sur place. Je conseille également de faire attention en cas d’exercice physique et d’y aller progressivement dans l’effort," préconise Philippe Robert. Après quelques jours, le corps met en place des phénomènes compensatoires à la raréfaction d’oxygène. La respiration va ainsi augmenter afin d’apporter plus d’oxygène dans nos poumons et notre cœur va également augmenter le débit de sang envoyé vers les différents organes, l’augmentation d’afflux sanguin compensant ainsi le manque d’oxygène dans les organes.

Enfin, ce dernier déconseille aux parents d’enfants souffrant d’asthme, de mucoviscidose, ou autres soucis pulmonaires de séjourner en altitude, car "cela pourrait être dangereux", assure-t-il.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK