Paralympiques: les deux "soeurs de glisse" partent pour la Corée du Sud

C’est à Pyeongchang en Corée du Sud que se tiennent les Jeux olympiques d'hiver. Ils seront suivis, début mars, par les Jeux paralympiques. Ces Jeux d'hiver sont un événement planétaire. Et s’il faut reconnaître qu'en Belgique l'engouement reste limité, le service des sports de la RTBF suit bien sur ces JO. Car l’important, c’est de participer. Et parmi les athlètes belges figurent Eléonor et Chloé, que l’on nomme les " sœurs de glisse ". Elles vont représenter la Belgique aux Jeux paralympiques en Corée du Sud début mars en handiski. Éléonore est malvoyante, et pour descendre les pistes, elle suit l'ombre et la parole de sa sœur Chloé.

Au départ, explique Éléonore Sana, le ski n’était pas du tout son sport de prédilection. " Je faisais beaucoup de gym, mais je faisais de la gym en valide et ça se passait bien, sauf en poutre. Évidemment, c'est un peu compliqué quand on ne la voit pas très bien. Je tombais donc de la poutre assez souvent, j'avais des points ridicules, des 1/12. Ce qui me faisait évidemment dégringoler au classement. J'ai commencé à me plaindre à ma maman parce que je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas faire la poutre au sol ou sur une ligne pour la voir un petit peu plus facilement. Elle a appelé la ligue handisport, on lui a proposé de me demander si j'avais envie de faire du ski. J'en faisais depuis que j'étais toute petite, mais en famille . j'ai eu mon ourson et c'est tout. Je voulais partir au ski plus souvent, et voilà... "

Le choix du guide

Le choix de Chloé Sana  de devenir guide s’est fait par hasard : hasard: "J'étais là le jour de sa détection et à la fin de la journée, on lui a dit qu'elle allait participer à un stage et on m'a dit que moi je serais sa guide. Ça a donc démarré comme ça."

Comme à travers un paquet de céréales

Lors des descentes, Eléonor distingue des formes "Je vois comme à travers un paquet de céréales, donc c'est vraiment très flou, mais je vois les couleurs, je vois des formes. C'est ma normalité, donc je n'ai vraiment pas à me plaindre. Je n'ai jamais vu autrement et j'ai donc l'impression de bien voir. Je suis quand même Chloé un peu à la vision puisqu'elle a un gilet fluorescent. Je le vois et je sais la suivre, mais c'est quand même important d'avoir le son."

Chloé Sana skie donc devant Éléonore: "On a toutes les deux un micro et des écouteurs dans notre casque. Je lui dis hop quand moi je prends mon virage, comme ça elle sait qu'à ce moment-là elle doit aussi le faire. Et je lui annonce quand il y a des difficultés sur la piste. Elle peut aussi me dire s'il faut que j'accélère ou que je l'attende. "

Essayez de vous mettre sur un pied et de fermer les yeux
 

Etant malvoyante, Éléonore doit aussi travailler son équilibre. "Je travaille surtout sur les sensations. Mais mon équilibre n'est pas terrible. Essayez de vous mettre sur un pied et de fermer les yeux! C'est beaucoup plus compliqué. Je dois travailler sur l'équilibre, et ça, je le fais tous les samedis sur un trampoline. "

C'est donc un entraînement réel qui débouche sur un rêve de médaille, reconnaît Éléonore Sana. Mais ici, les médailles sont dédoublées : "On reçoit les mêmes prix quand on est sur le podium. On reçoit toutes les deux les coupes, les médailles, les petits doudous."

Retenez bien leurs noms, Éléonore et Chloé Sana, les " sœurs de glisse " belges.

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