Pacte d’excellence : une « erreur d’interprétation » sème le trouble chez les logopèdes

Pacte d'excellence: une « erreur d’interprétation » sème le trouble chez les logopèdes
Pacte d'excellence: une « erreur d’interprétation » sème le trouble chez les logopèdes - © Tous droits réservés

L’Union Professionnelle des Logopèdes Francophones (UPLF) dénonçait ce lundi une décision liée au pacte d’excellence, voté le 2 mai dernier. Dans le pacte, il est prévu d’engager des logopèdes dans les centres psycho-médico-sociaux (PMS) pour renforcer l’encadrement de l’enseignement maternel. « Une bonne nouvelle, mais une déconvenue de taille pour des milliers de logopèdes titulaires d’un diplôme universitaire (master), qui ne pourront pas postuler à cette nouvelle fonction, exclusivement réservée aux seuls titulaires d’une formation courte professionnalisante (bachelier professionnalisant de 3 ans) », déclare l’UPLF dans un communiqué. Selon Françoise Stegen, présidente de l’Union professionnelle des logopèdes francophones: « On se préoccupe des chiffres, et pas de la qualité. C’est une décision aberrante qui exclut injustement des professionnels. On va priver les écoles de personnes qualifiées, c’est un non-sens ».

« Une erreur d’interprétation »

Nous avons contacté le cabinet de la ministre de l’Education Marie-Martine Schyns. Selon Eric Etienne, porte-parole, il s’agit en fait d’une erreur d’interprétation. « En fait, le texte doit être lu comme 'accessible au minimum' aux détenteurs d’un Bachelier, cela intègre donc aussi les Masters. On va clarifier les termes pour bien faire comprendre qu’on vise l’ensemble des logopèdes. La volonté politique a toujours été de permettre à l’ensemble des logopèdes d’être candidats. Par contre, tout le monde sera payé de la même manière : sur le barème Bachelier ».

Réformer la formation des logopèdes

Un problème de communication qui « ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu dans un contexte déjà surréaliste où il existe deux formations pour une seule et même fonction », commente Françoise Stegen. En effet, en Belgique, la profession de logopède est accessible « à toute personne porteuse soit d’un diplôme de bachelier en logopédie professionnalisant et organisé en trois ans (délivré par les hautes écoles) soit d’un diplôme de master en logopédie en cinq ans (délivré par les universités) », rappelle l’UPLF. L’association professionnelle demande donc d’uniformiser la formation en logopédie sur base des recommandations européennes, c’est-à-dire une formation de 5 ans en Master pour tout le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

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