La pêche au homard de l'Escaut oriental, le trésor méconnu de Zélande

Ouverture de la saison de la pêche au homard de l'Escaut oriental. Le trésor méconnu de Zélande
Ouverture de la saison de la pêche au homard de l'Escaut oriental. Le trésor méconnu de Zélande - © RTBF

Les Belges connaissent et apprécient les moules et les huîtres de Zélande. Ils en sont même les plus grands consommateurs. Mais ils méconnaissent un autre trésor, qui se cache lui aussi dans les fonds sablonneux de la mer du Nord : le homard. Un crustacé très recherché car particulièrement fin au goût, unique au monde.

L'histoire commence au XVIIe siècle. Les Zélandais de l'époque sont déjà de grands amateurs de homards qu'ils importent de Norvège. Pour les garder vivants, ils les conservent dans l'estuaire de l'Escaut oriental. Si l'on en croit la légende c'est là, qu'un jour, certains individus s'échappent. Beaucoup de ces crustacés ne s'adaptent pas à la salinité particulière des eaux de ce bras de mer ou à la nourriture. Mais ceux qui survivent se transforment pour devenir une espèce à part entière.

Un ADN spécifique

Génération après génération, le homard de l'Escaut oriental acquiert un ADN spécifique qui le distingue de ses cousins canadiens ou européens. Reconnaissable à sa carapace noire et à sa chair blanche, le homard zélandais l'est aussi par le goût et la consistance de sa chair. Sa réputation se développe en même temps que le nombre d'amateurs.

Une pêche durable

La saison du homard zélandais ne dure que trois mois, d'avril à juillet. Ceci afin de préserver la ressource. Chaque année, plus de 30 tonnes de homards sont sortis de l'Escaut oriental. A comparer avec les 60 000 tonnes pêchées au Canada. Vingt-cinq petits bateaux de pêcheurs ont le droit de poser leurs casiers dans le bras de mer. Une pêche qu'ils livrent le jour même aux restaurants de la région de Zierikzee. Le homard est donc dégusté le jour même de sa capture. Un détail important lorsque l'on sait le long voyage que doivent subir les homards canadiens. Alors que le crustacé est particulièrement sensible au stress et perd beaucoup de sa saveur au cours du transport.

Dominique Dussein

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