"Optimisme prudent" sur le front du feu dans l'Aude

Incendie dans l'Aude: 900 hectares ravagés, aucune victime
Incendie dans l'Aude: 900 hectares ravagés, aucune victime - © GERARD JULIEN - AFP

L'incendie qui a parcouru depuis mercredi quelque 900 hectares de pinèdes et broussailles dans l'Aude ne progressait plus que "très, très lentement" en début d'après-midi selon les pompiers, la préfecture affichant un "optimisme prudent" sur son évolution.

"Si nous arrivons à tenir dans les mêmes conditions, on peut espérer fixer le feu dans la première moitié de la nuit", a affirmé à l'AFP le colonel Eric Felten, du groupement opérationnel du Service départemental d'incendie et de secours de l'Aude (SDIS).

Les quelque 500 pompiers mobilisés, assistés d'un Dash bombardier d'eau et de quatre Canadair, ont été aidés par une "petite averse" imprévue, même si le forcissement attendu du vent, jusqu'à 50 à 60 km/h restait une source d'inquiétude.

Mais elle a fait part d'un "optimisme prudent": "le feu n'est pas encore tout à fait maîtrisé mais en voie de stabilisation", et il ne menace aucune zone habitée, a-t-elle indiqué, relevant l'ampleur des moyens déployés.

Le feu s'est déclaré mercredi après-midi

Près de 900 hectares de végétation ravagés par les flammes dans l’Aude, dans le sud de la France. L’incendie s’est déclaré pour une raison inconnue sur un relief couvert de pinèdes et de végétation basse, une zone classée à risque "sévère" en raison de la sécheresse. Un des objectifs est de limiter la propagation vers le village de Monze et de Pradelles-en-val. Le feu, qui s’est déclaré mercredi après-midi vers 16h00 au sud-est de Carcassonne, sur la commune de Montirat, continue toujours de progresser. L’incendie ne menace pas pour l’instant d’habitation et n’a fait, aucune victime. Mais, ce matin, le feu continuait à s’étendre. 

L’objectif était alors d’éviter les reprises de feu comme l’expliquait le colonel Henry Bene-ditini, directeur du Service d’incendies et de secours de l’Aude. " On a eu une nuit très difficile. Le feu a été très violent dès le début d’après midi et s’est développé dans un relief très pentu et qui a concerné un massif forestier très dense. Il y avait donc un potentiel de combustion très élevé. On espère pouvoir stabiliser la progression des flammes, mais il y a encore deux zones assez actives. La première est située à l’arrière du sinistre et la seconde en tête de feu. Il va falloir les traiter pour limiter leur propagation au maximum et préserver l’environnement et des biens susceptibles d’être menacés. ". Le risque est qu’au cours de la journée, le vent et la température vont augmenter. Ce qui peut accroître les risques de reprises de feux. "

Enquête ouverte

Profitant de ce répit relatif, la direction des pompiers a commencé à faire tourner les équipes, pour donner un peu de repos à ceux mobilisés depuis la veille, troupes locales et renforts venus d'autres départements.

Une enquête a par ailleurs été ouverte par la gendarmerie pour déterminer l'origine de l'incendie, qui a pris à une quinzaine de km au sud-est de Carcassonne.

Le bilan exact des dégâts pourrait s'établir dans une fourchette de "700 à 1.000 hectares". "Au milieu du feu il y a des points, notamment des vignes, qui n'ont pas brûlé", a relevé le colonel Felten.

On a eu très chaud

"Je ne me souviens pas d'un incendie de cette ampleur dans la région", a ajouté le maire.

Le préfet de l'Aude, Alain Thirion, s'est rendu dans la matinée au PC des pompiers à Monze pour un point de l'évolution du feu, qu'il a survolé à bord d'un hélicoptère.

Un autre incendie qui s'était déclaré mercredi après-midi dans le département limitrophe de l'Hérault, au nord-ouest de Béziers, était lui "fixé" jeudi, après avoir parcouru 250 hectares de pinède.

Mais la vigilance restait de mise sur ce front alors que la tramontane devait se lever pour souffler à environ 50 km/h.

Un "très gros travail de noyage des points chauds" était mené par les 450 sapeurs-pompiers mobilisés, a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Jérôme Bonnafoux.

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