Pour l'ONU, les pays d'origine doivent rapatrier les femmes et enfants des combattants de l'EI

Les pays d'origine doivent rapatrier les femmes et enfants des combattants de l'EI
Les pays d'origine doivent rapatrier les femmes et enfants des combattants de l'EI - © Belga

L’Organisation des Nations unies appelle instamment tous les pays à rapatrier leurs compatriotes coincés dans les camps de déplacés du nord-est de la Syrie, sous contrôle kurde. Il s’agit principalement d’enfants et de compagnes de combattants morts ou emprisonnés, appartenant au groupe terroriste État islamique (EI).

La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a souligné lundi la situation critique au sein des camps surpeuplés. Elle s’est également inquiétée des problèmes additionnels causés par l’épidémie de coronavirus.

L’appel de l’Onu intervient un jour après le rapatriement de dix enfants de djihadistes depuis la Syrie par la France. Le pays avait également ramené deux orphelins néerlandais de l’EI l’année dernière.

"Des milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, nepeuvent pas retourner dans leur pays de nationalité ou d’origine", a déclaré Mme Bachelet. Parmi eux, on compte près de 58.000 enfants de plus de soixante pays. Plus de 8000 de ces enfants ne viennent pas de Syrie ou d’Irak.

Au total, environ 90.000 Syriens, Irakiens et autres personnes ayant des liens familiaux présumés avec des djihadistes sont coincés dans les camps, selon l’Onu.

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