Oeufs contaminés par un insecticide: un rappel des œufs commercialisés en Belgique n'est pas nécessaire, estime l'Afsca

"Tous les œufs qui, selon nos analyses, contiennent du fipronil sont détruits, même si, selon les directives européennes, les concentrations détectées jusqu'à présent, ne représentent pas de danger pour la santé publique", écrit l'Afsca jeudi soir sur son site web.
"Tous les œufs qui, selon nos analyses, contiennent du fipronil sont détruits, même si, selon les directives européennes, les concentrations détectées jusqu'à présent, ne représentent pas de danger pour la santé publique", écrit l'Afsca jeudi soir sur son site web. - © AFP

Les teneurs en fipronil constatées dans certains lots d'œufs analysés en Belgique sont, en ce moment, largement en dessous des valeurs seuils convenues au niveau européen. Ils ont tous été détruits. Il n'est donc pas nécessaire de procéder à un rappel des oeufs commercialisés en Belgique, comme cela a dû être effectué aux Pays-Bas, estime l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).

Sur base des informations dont disposait l'Afsca, des producteurs d'oeufs ont dû cesser leur activité par mesure de précaution. Dans toutes les entreprises, des échantillons ont été prélevés pour analyser la présence de fipronil. Les entreprises concernées ont également dû informer leurs clients pour qu'ils retirent les oeufs du marché.

"Tous les œufs qui, selon nos analyses, contiennent du fipronil sont détruits, même si, selon les directives européennes, les concentrations détectées jusqu'à présent, ne représentent pas de danger pour la santé publique", écrit l'Afsca jeudi soir sur son site web.

Contrôles et précautions

Les exploitations dans lesquelles la présence de fipronil dans les œufs a été détectée ne pourront reprendre leur activité que si l'Afsca est certaine qu'il n'y a pas de problème pour la chaîne alimentaire. Pour ce faire, les producteurs devront démontrer qu'ils n'ont pas détecté de fipronil dans leurs "nouveaux" œufs, via leurs propres contrôles. Ensuite, l'Afsca viendra à son tour prélever un échantillon et procédera aux analyses nécessaires.

Le parquet a ouvert une enquête en collaboration avec l'Afsca sur l'utilisation du fipronil dans le secteur de la volaille. Cette molécule, couramment utilisée dans les produits vétérinaires contre les puces, les acariens et les tiques, est interdite dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire, tels que les poules. En grande quantité, elle est considérée comme "modérément toxique" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle est dangereuse pour les reins, le foie et la thyroïde, a indiqué le NVWA.

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