Objets connectés, kits espions : la triche 2.0 aux examens

Objets connectés, kits espions : la triche 2.0 aux examens
Objets connectés, kits espions : la triche 2.0 aux examens - © David Becker - AFP

En cette fin du mois de mai, les élèves sont en pleine révision… et les moins sérieux pensent déjà au meilleur moyen de tricher aux examens. Dernière trouvaille technologique : les montres connectées. Il suffit d’envoyer les questions par mail, de prendre une photo de sa copie, ou encore d’aller directement sur Wikipédia grâce à sa montre. Un établissement bruxellois a trouvé la parade : interdire toutes les montres, même celles qui ne sont pas connectées.

Mais pour ceux qui ont de la suite dans les idées, Internet regorge de solutions dignes d’un véritable espion. Oreillettes invisibles, GSM intégré dans un BIC… le tout pour moins de 100 euros. Face au phénomène, les écoles ont besoin de sortir la grosse artillerie. Prenons l’exemple de l’examen d’entrée en médecine. Tout ce qui est connecté doit être éteint, et dans le sac. Un surveillant pour 10 candidats vérifie tout, y compris ce qui se passe aux toilettes. Ils passent même avec des détecteurs d’onde près des tables ! Difficile d’imaginer quelqu’un tricher, même avec les meilleurs outils. « Ça veut dire qu’une personne qui utiliserait une oreillette devrait être capable de transmettre à une personne extérieure le contenu des questions de l’examen, estime Romain Poriaux, de l’ARES, la structure qui s’occupe de l’examen d’entrée. Le tout devant un surveillant, sans se faire prendre par le détecteur d’ondes ! Ça relève de l’exploit. » Ça n’empêche toutefois pas les candidats d’essayer : l’an passé, 3 personnes se sont fait prendre la main dans le sac.

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