Objectif "moins de 100 nouveaux cas pour la rentrée" selon Frédérique Jacobs: "aucun seuil n'a été défini" réplique Caroline Désir

Le nombre de nouvelles contaminations au coronavirus est toujours à la baisse en Belgique. Au cours de la semaine précédente, on a détecté 493 nouvelles infections en moyenne par jour, ce qui constitue à nouveau une baisse. C’est le huitième jour de diminution consécutive.

Cependant, l’objectif, à la rentrée scolaire, serait de descendre sous les 100 nouvelles infections par jour d’ici le 1er septembre. On en est loin, mais selon Frédérique Jacobs, la porte-parole interfédérale, "c’est réalisable si on porte une attention spéciale et particulière aux règles d’or"

Ces chiffres sont à prendre au sérieux alors que la rentrée des classes une rentrée que Sophie Wilmès voulait "immuniser" – approche et que la nouvelle mesure autorisant le shopping à deux prend effet ce lundi.

Ce "seuil" de 100 ne semble pourtant pas avoir fait l'objet d'un objectif à atteindre, selon la ministre de l'enseignement en FWB Caroline Désir: "Jusqu’ici aucun seuil à atteindre n’a été déterminé par les experts. C’est le RAG et le CELEVAL qui sont chargés de déterminer les communes où la situation est aiguë et qui pourraient basculer en code orange (c'est-à-dire en mi-temps en demi-groupes classes à partir de la 3ème secondaire)".

 

"Ce seuil est vu comme un objectif stimulant, a ensuite précisé sur Twitter Sciensano. Ce n'est pas un nouveau seuil épidémiologique".

 

Bruxelles région la plus touchée, mais on serait  "sur un plateau"

C'est dans la Région de Bruxelles-Capitale que le plus grand nombre de nouvelles infections est désormais observé: la moyenne quotidienne de nouveaux cas y a dépassé celle d’Anvers avec 128 nouvelles infections par jour au cours de la semaine écoulée. Pour la première fois, ce nombre est cependant stable et semble avoir atteint un plateau, malgré l’augmentation du nombre de tests à Bruxelles.

A Anvers, la baisse se poursuit : la moyenne quotidienne est de 111 nouvelles infections par jour.

Dans les autres provinces, les cas les plus nombreux se situent en Hainaut et Brabant flamand.

Il y a une stabilisation au Limbourg.

Il s’agit souvent de flambées localisées dans des entreprises, des collectivités, des lieux de soins résidentiels.

Les admissions à l'hôpital en baisse

En ce qui concerne les admissions dans les hôpitaux, leur nombre a de nouveau diminué : il y en a eu 24 par jour en moyenne (35, la semaine précédente). Elles se produisent surtout à Bruxelles et Anvers, mais il y a une diminution.

Le nombre de décès est identique à la semaine précédente, avec une moyenne de 9 par jour. Il est trop tôt pour attribuer cela à la canicule, mais on a vu un certain nombre de foyers dans des maisons de repos qui se sont soldés par des décès.


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On arrive à peu près à 10.000 décès dénombrés mais ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précautions. L’Agence flamande de santé a recueilli des informations plus précises sur les causes de décès en maisons de repos et de soins, qui doivent encore être analysées, a précisé Frédérique Jacobs.

Explications et mise au point sur la "bulle"

Limiter nos contacts physiques rapprochés est difficile. Antoine Iseux, du Centre de crise, est revenu sur cette mesure. La "bulle de contacts rapprochés", c'est limiter les contacts physiques rapprochés (de moins de 1,50 mètre) à un nombre réduit de personnes. Car un contact rapproché permet au virus de passer facilement d'une personne à l'autre. De nombreuses contaminations ont lieu à la maison.

Quelqu'un a été contaminé à l'extérieur, le ramène au sein de la bulle, et contamine ses proches avec les contacts intenses. Eviter les contacts à risque hors de notre bulle brise les potentielles chaînes de transmission du virus. Voilà l'explication du Centre de crise après que le Conseil national de sécurité ait maintenu la "bulle de cinq personnes" la semaine dernière. Les contacts sociaux avec des personnes qui n'appartiennent pas à notre bulle sont toujours possibles, rappelle Antoine Iseux. Mais si la distance de sécurité peut être respectée en continu. Ces rencontres "non encadrées" sont limitées à 10 personnes pour éviter la multiplication des situations à risque. 

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