Perquisitions antiterroristes: la fan zone place Rogier à Bruxelles visée?

Une opération antiterrorisme importante a été menée cette nuit principalement en Région bruxelloise, mais aussi en Wallonie et en Flandre.

Plusieurs personnes étaient visées et suivies depuis plusieurs jours. Elles sont soupçonnées de faire partie d’une cellule qui avait la volonté et les moyens de commettre un attentat. "Les éléments recueillis dans le cadre de l’instruction nécessitaient d’intervenir immédiatement", précise le parquet dans un communiqué.

Selon nos informations, vendredi, ces individus circulaient en voiture dans le centre de Bruxelles, notamment dans le quartier de la place Rogier où se trouve une fan zone et un écran géant diffusant les matchs des Diables rouges. A ce stade, pas de certitudes sur l'intention ou non des personnes arrêtées de frapper directement le rassemblement de supporters lors du match contre l'Irlande aujourd'hui à 15h mais c'est une hypothèse plausible.

16 communes

Les autorités n'ont pas voulu prendre de risques. Elles ont choisi d'agir rapidement cette nuit. Un juge d’instruction de Bruxelles spécialisé en matière de terrorisme a donc procédé à l’exécution de plusieurs dizaines de perquisitions dans 16 communes (Bruxelles, Molenbeek-St.-Jean, Schaerbeek , Anderlecht, Koekelberg, Berchem-Sainte-Agathe, Evere, Forest, Watermael-Boitsfort, Ganshoren, Zaventem, Ninove, Wemmel, Fleurus, Tubize et Liège)

Un profil flou

Douze personnes sont à l’heure actuelle privées de liberté. Le juge d’instruction décidera dans les prochaines heures de leur maintien éventuel de détention. Une quarantaine de lieux ont été perquisitionnés mais également 152 boxes de garage. Jusqu’à présent, ni arme ni explosif n’ont été découverts.

Peu de choses sont connues actuellement sur le profil des individus interpellés. Mais selon nos informations, certains d'entre eux sont liées à l'entourage des terroristes qui ont attaqué Bruxelles, les frères El Bakraoui et Mohamed Abrini.

En ce qui concerne les objets emportés et l’identité des personnes arrêtées, le parquet ne peut pas à l'heure actuelle donner plus d’information à l’heure actuelle.

Cette opération n’a pas de lien avec la mise sous protection rapprochée de certains ministres du gouvernement fédéral.

Réunion du Conseil national de sécurité

Suite à ces perquisition, le Conseil national de sécurité se réunit ce samedi au cabinet du Premier ministre Charles Michel.

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