Nouvelle souche britannique du coronavirus : "Des mutations du virus sont naturellement attendues", explique Yves Coppieters

Une nouvelle variante du nouveau coronavirus détectée au Royaume-Uni peut se propager plus rapidement, ont indiqué samedi les autorités sanitaires britanniques, soulignant qu’elles essayaient encore de déterminer si celle-ci était aussi plus mortelle.

Aucunes certitudes donc et l’épidémiologiste et professeur de santé publique, Yves Coppieters, tient à rappeler que : "Des mutations sont naturellement attendues pour ce virus, et celles-ci sont généralement des marqueurs régionaux".

Lorsque l’on analyse ce virus il y a dix modifications environ, dont deux sur la protéine S qui permet l’adhésion du virus aux cellules humaines. Au total, c’est plus de 200 souches qui ont été officiellement recensées avec ces modifications au niveau mondial.

"On sait bien que la transmission est multifactorielle. C’est lié à l’hiver, au comportement et peut-être que le niveau de contagion de la souche peut jouer. Mais on ne peut pas encore attribuer à ce seul facteur l’augmentation de l’incidence et que c’est la cause principale", prévient Yves Coppieters.

"La conséquence si cette contagiosité est avérée, la première chose à faire est de restreindre, voire interdire les voyages vers la ou les zones à forte incidence de cette souche", comme le conseille l’épidémiologiste avant d’ajouter qu’un contrôle aux frontières des personnes qui arrivent de ces endroits vers la Belgique serait aussi nécessaire.

Mais par rapport au vaccin cela ne change pas beaucoup de choses selon Yves Coppieters : "L’efficacité du vaccin est basée sur une réaction immunitaire sur l’ensemble de ces protéines S. Donc cela ne va pas changer l’efficacité contre le virus".


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Ce qui compte le plus selon le docteur Coppieters ce sont les gestes barrières car toutes les souches sont dangereuses. "On peut se protéger contre une souche peu ou très dangereuse si on respecte ces gestes pour se protéger individuellement et collectivement", rappelle-t-il.

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