Nouvelle mobilité, pourquoi ont-ils franchi le pas? Le monoroue, un engin accessible à tous?

Tout le monde n’a pas attendu que des décisions politiques soient prises pour changer sa façon de se déplacer. Et si le vélo fait de plus en plus d’adeptes, les nouveaux modes de transport ont de plus en plus de succès. Parfois même pour remplacer les transports en commun (ou en les combinant), pas toujours suffisamment rapides ou en correspondance avec les horaires de chacun.

À l’occasion de cette semaine de la mobilité, nous vous proposons de dresser le portrait de ces personnes qui ont décidé de franchir le pas depuis quelques années déjà. Une série de trois portraits que vous pourrez découvrir au long de cette semaine. Ils nous expliquent pourquoi ils ont fait ce choix, comment cela se passe au quotidien et quels sont les avantages et inconvénients.

Pour notre première rencontre, nous avons pris la direction de la campagne namuroise, et plus précisément Vedrin (sur les hauteurs de Namur) où depuis 2 ans, Christophe a décidé de se déplacer avec une monoroue électrique (appelée aussi gyroroue) pour aller travailler. Ce navetteur de 44 ans, travaille en partie à Namur, mais aussi à Bruxelles où il se déplace au moins deux jours par semaine. Dans ce dernier cas, il combine la monoroue avec le train.

Que cela soit pour Namur ou Bruxelles, cela représente environ 10 km aller-retour en monoroue. Un trajet qu’il fait par tous les temps.

Il faut dire qu’il ne met que 10 minutes pour rejoindre la gare de Namur. Une fois sur place, pas de perte de temps à chercher un emplacement de parking. Sa monoroue se manipule aussi facilement qu’une valise à roulettes, même si elle pèse une douzaine de kilos.

La facilité, c’était un de ses arguments de choix : "Au départ, j’y allais en vélo, mais c’était épuisant car il y avait pas mal de côtes pour arriver jusqu’à chez moi et qu’il y a beaucoup de vélos volés à Namur. Donc, j’étais moyennement rassuré. Donc après, j’ai pris la voiture. L’inconvénient, c’était de la garer loin de la gare avec des personnes qui, de temps en temps, faisaient des petits accrocs sur la voiture. Donc j’ai cherché une alternative avec une assistance électrique et qui n’encombre pas beaucoup".

Autre avantage : le fait d’avoir les mains libres. Ce qui lui permet d’aller faire les courses et de ramener les sacs en les tenant en main jusqu’à la maison. C’est aussi très facile à caser dans le coffre de la voiture quand il part en vacances.

Reste que ce n’est pas aussi facile à manipuler qu’un vélo : "Il faut anticiper en permanence, à la fois, les défauts de la route, mais aussi les automobilistes. Moi, il me faut environ 4 mètres quand je suis lancé à 25 km/h pour m’arrêter", précise Christophe. Autant dire qu’il faut rester vigilant et anticiper.

Malgré tout, ce Namurois estime que le monoroue est accessible à tous si "on prend la peine d’apprendre". "Le plus compliqué avec la machine, c’est de démarrer. Moi, il m’a fallu environ une demi-heure pour vraiment pouvoir commencer à lâcher le mur sur lequel je me tenais, et avancer tout seul. Une fois que l’on a compris comment trouver l’équilibre, c’est quelque chose d’assez facile". Christophe parle même de "sensation de ski".

Sachez que l’autonomie d’une monoroue varie entre 40 et 70 km et que sa vitesse est bridée à 25 km/h.

Quant au budget, comptez entre 700 et 1500 euros.

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