Nouvelle mobilité, pourquoi ont-ils franchi le pas ? Elle visite ses patients à vélo électrique

Circuler en heure de pointe, est un mauvais moment à passer pour beaucoup d’automobilistes. Désormais toutes les villes semblent concernées, et pour certains professionnels, il faut s’adapter. Nous vous en avons donné un exemple à Bruxelles avec le Cycloserrurier qui a troqué sa camionnette pour un vélo cargoA Namur, le Dr Laboureur de la maison médicale du quartier des Arsouilles, a trouvé son bonheur grâce au vélo électrique.

Médecin généraliste à Namur depuis 25 ans, elle effectue ses visites à domicile à vélo depuis une dizaine d’années. A l’époque, elle commence avec un vélo pliable dans le coffre de sa voiture, et ses trajets sont limités au centre-ville : "Namur, c’est une petite ville, mais c’est une cuvette. Donc, dès que l’on quitte le centre-ville, on doit monter, ce qui n’était pas facile avec ce type de vélo. Puis, petit à petit, j’ai pris de l’assurance avec mon vélo et de la condition physique et donc j’ai continué à faire quasiment tous mes domiciles avec mon vélo pliant. Mais j’ai eu un problème de genou et cela devenait compliqué de faire ton avec mon vélo pliant", explique Françoise Laboureur.

C’est pour cette raison, qu’il y a 6 ans, elle décide d’investir dans l’achat d’un vélo électrique. Aujourd’hui, elle n’utilise plus que ça. Et il n’y a que le verglas qui l’empêche de l’enfourcher.

Pour elle, il n’y a que des avantages : "Avec le vélo électrique, on assure toutes les côtes sans peur, sans crainte. On n’arrive pas en sueur là où on doit aller. Du coup, c’est une solution vraiment efficace et très agréable […] Cela permet d’éviter les itinéraires où il y a plein de voitures, cela permet de faire du sport, de se détendre. Cela permet aussi de s’oxygéner l’esprit entre deux visites et donc, c’est vraiment un plaisir".

Un plaisir et un gain de temps qui lui font économiser presque une heure chaque jour. Il faut dire que les trajets pour les visites à domicile dépassent rarement 5 km. Et là, où elle mettait parfois 20 minutes pour les parcourir en voiture, elle met 10 minutes aujourd’hui, sans compter le temps perdu à l’époque à chercher une place de parking : "Je peux garer mon vélo juste à la porte de ma patiente. Il faut juste trouver quelque chose quelque chose de fixe pour l’y attacher et je n’use même pas mes semelles !".

Pour cette professionnelle, c’est clair, l’achat d’un vélo électrique a changé sa vie : "Le fait d’avoir un vélo électrique me permet de ne plus du tout prendre la voiture pour les visites et donc, le temps que je mets pour aller d’un patient à un autre, je le connais. Et du coup, cela me permet d’avoir plus de souplesse aussi dans la durée de mes visites à domicile".

Sur le plan financier, Françoise estime également que l'"on y gagne à tous les coups !" : "Beaucoup de gens me disent qu’un vélo électrique cela coûte cher, mais d’abord, c’est déductible fiscalement. En plus, il n’y a pas de carburant à payer. Il y a juste la recharge de la batterie, mais c’est incommensurable par rapport à l’essence que l’on peut mettre dans une voiture. Il n’y a pas d’assurance à payer. C’est beaucoup moins cher que la voiture". Le coût du vélo électrique est donc vite amorti, selon elle.

Sa plus grande satisfaction, c’est aussi d’avoir réussi à motiver d’autres collègues. Sur une vingtaine de personnes qui travaillent dans son cabinet médical, plus de la moitié a franchi le pas. Pour les y aider, la maison médicale a d’ailleurs investi dans la location d’un garage pour y entreposer les vélos de chacun.

Marie Rougeot, sa collègue kiné, a même innové en débarquant avec une trottinette électrique. Un choix tout à fait personnel : "J’ai choisi la trottinette pour la facilité. Je n’avais pas beaucoup de condition physique. Donc, ça va vite, facilement et je peux l’emmener partout avec moi. Je n’ai pas besoin de prendre le temps de l’attacher. Je la rentre chez les gens et la mets dans un petit coin".

Et l’effet contagion ne s’arrête pas là. Certains patients ont également suivi le mouvement au plus grand plaisir de Françoise dont le nouveau vélo affiche déjà près de 5000 km après un an.

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