Nouveau sur le marché, le vin bleu ne fait pas l'unanimité et énerve même certains

Les clients des bars et restaurants de France ont pu découvrir un nouveau breuvage : le vin bleu. Au revoir le blanc, le rouge et le rosé, la nouvelle tendance, serait au bleu. Venu d'Espagne, il ravit les papilles de certains testeurs, mais ne séduit pas forcément les œnologues et qui énervent plus d'une institution française.

Les 2000 bouteilles importées cet été par l'entrepreneur français René Le Bail ont rencontré un vif succès et nouvelle commande provisionnelle de 35.000 bouteilles a été passée. Produite dans la région d'Almeria en Andalousie, ce vin est obtenu en filtrant du chardonnay à travers de la pulpe de raisins noirs contenant de l'anthocyane, un pigment naturel.

Le résultat est surprenant : un liquide bleu turquoise aux arômes de cerise, framboise et fruits de la passion. L'idée n'est pourtant pas nouvelle puisque une start-up, espagnole toujours, avait lancé en 2016 un vin couleur saphir, mais il s'est vu retiré de la vente en France pour défaut à la réglementation en matière d'étiquetage des vins et en raison d'une mauvaise capacité de conservation.

Un vin qui nécessite "plus de travail"

Nommées "Vindigo", ces bouteilles sont l'oeuvre de René Le Bail. L'entrepreneur assure avoir reçu des commandes de toute la France, mais aussi de Belgique, d'Allemagne, ou même de Russie et de Chine.

Bien qu'il intrigue plus d'un curieux, il ne fait pas l'unanimité auprès des fins connaisseurs. "C'est un peu lourd au niveau des arômes", juge Philippe Delran interrogé par l'agence de presse Reuters. Ce marchand de vin, peu séduit par le breuvage, estime qu'il "nécessite plus de travail".

Aussi, la Fédération Inter-Med, organisme de défense et de gestion de l’indication géographique protégée (IGP), n'apprécie pas le fait que la marque utilise abusivement le terme "Méditerranée", rapporte le média français 20minutes. L'institut national de l’origine et de la qualité estime que Vindigo n'a pas le droit d'utiliser ce terme. 

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