Nouveau seuil d'alerte aux particules fines pour Bruxelles

Dès que les concentrations en particules fines dépasseront les 50 microgrammes par mètre cube (50µg/m3), les Bruxellois en seront directement informés. Un seuil d’information, dit seuil " O ", qui sera déclenché à n’importe quel moment de l’année, dès que les concentrations en particules fines dépasseront les 50µg/m, une alerte préventive qui s'affichera donc en plus des alertes SMOG habituelles faites dès 70µg/m3.

Mieux sensibiliser et prévenir

Les citoyens de la capitale seront aussi mieux et plus vite informés sur la nature de la pollution et de son impact sur la santé via des SMS, les réseaux sociaux ou encore les panneaux routiers.

Les personnes les plus sensibles comme les asthmatiques, les personnes âgées et les enfants seront tenues au courant plus rapidement et ils pourront donc éviter de sortir ou de faire des exercices à l’extérieur, lors de ces pics de pollutions. Mais pour la ministre bruxelloise de l’Environnement Céline Fremault (cdH), il s’agit aussi de sensibiliser la population, permettre aux Bruxellois d’avoir une vue claire sur chaque dépassement pour les encourager à changer de comportements, exemple en laissant la voiture au garage ce qui aura pour effet de raccourcir les périodes de pics.

Particules fines et dégâts pour la santé

Les particules fines sont responsables de millions de morts prématurées dans le monde. L’organisation mondiale de la santé a calculé que si le seuil en PM10 des grandes villes était abaissé de 70µg/m3 à 20µg/m3, on réduirait cette mortalité liée à la pollution de l’air, de 15%.  L’OMS qui estime que chaque fois que la concentration journalière augmente de de 10µg/m3, les risques liés à cette pollution provoquent une augmentation de la mortalité de quelque 0,5% .

Autrement dit, faire baisser le nombre de particules fines dans l’air pourrait sauver des vies. Les PM10 tuent, chez nous, des centaines de personnes à la suite d’affections respiratoires ou cardio-vasculaires et elles amputent aussi notre espérance de vie de plusieurs mois.

Un problème de santé publique qui a aussi un coût. Il y a la multiplication des hospitalisations et des cancers du poumon, mais aussi les prises en charge parfois compliquées des asthmatiques.

Selon une étude européenne, la pollution par les particules fines et l’ozone, en Belgique, coûterait entre 10 et 30 milliards d’euros par an.   

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